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A Pierre Mertens


Il y a quarante ans que Pierre et moi nous connaissons. Nos relations n’ont pas toujours été harmonieuses. Il y a eu des hauts et des bas, mais, à ma connaissance, pas de coups bas.

Je n’ai pas aimé tous ses livres. Mais j’en ai trouvé qui méritaient d’être placés aux sommets de la littérature mondiale. De ces textes dont la lecture vous rend plus intelligent, plus sensible, plus humain. A l’égal de ceux de Philip Roth ou d’Antonio Tabucchi.

Pour moi, Pierre incarne la figure de l’écrivain, tout comme un autre Pierre, Bourdieu, incarnait le sociologue. Le premier a parfois médit du second, qu’il n’avait peut-être pas bien lu. Ces deux-là auraient dû se rencontrer. Je me contente de les associer dans une même admiration. Avec, pour l’écrivain que j’ai bien davantage fréquenté, une forte dose d’affection, immarcescible, comme tout ce qui relève de la véritable amitié.

Claude JAVEAU,
sociologue chevronné,
apprenti écrivain.

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