Facebook

Le monde comme il s’en va, 43,3


Pourquoi devrait-on s’en étonner ?

Pour le Dictionnaire d’Oxford, le mot de l’année 2016 est « post-vérité », déjà évoqué ici le 5 novembre : ses rédacteurs ont en effet observé une augmentation de 2000% de l’usage du mot par rapport à l’exercice précédent.

Ainsi donc, à l’heure des grands choix politiques, les faits objectifs auraient désormais moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles : éclatante démonstration, par exemple, avec la campagne du Brexit en Grande-Bretagne, où, non seulement les hommes politiques et journaux de chaque camp ont recouru aux mensonges et aux bobards les plus éhontés, mais l’ont même reconnu, il est vrai quelques jours après le verdict.

Cette ère de la post-vérité, ou post-factuelle, revient donc à ceci : la vérité ne serait tout au plus qu’une hypothèse parmi d’autres, et plutôt moins attractive et plus rébarbative que d’autres.

Tels sont, à l’heure actuelle, les faits…

 

Réagissez