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Belga Bordeelo, 8


Le jour même (jeudi 28 janvier) de la première à Gand, De Standaard consacre une page entière (la dernière) de son édition nationale au spectacle. Rédigé dans le cadre d’un partenariat avec Le Soir, cet article, plutôt que d’en donner une grille de lecture ou de répondre à la question de son titre («Zijn er nog Belgen ? – Y a-t-il encore des Belges ?») s’attache à faire parler les acteurs et la metteure en scène, soulignant ainsi, par l’observation et la description de scènes de répétitions, certains aspects de la méthode de travail de Frédérique. Kija, qui a fui la Bosnie, n’est pas convaincue que les problèmes, ici, trouveront toujours une solution, comme cela a été le cas jusqu’ici, car «dans mon pays aussi, tout a commencé dans les média ». Milo, d’origine serbe, est plus direct : «Les problèmes commencent quand les gens vous demandent d’où vous venez…». Wouter Hillaert, en décrivant la scène où Maman Anna proclame qu’elle est «une personne de valeur » induit que Belga Bordeelo est avant tout composé des récits de personnes individuelles, avec leurs blessures et leur dignité. Quant à Lecomte, elle régit tout cela «comme un compositeur en direct de la résistance morale de l’humanité. Elle bondit, donne ses indications avec les doigts, se démène, laisse faire les choses, souffle, éclate de rire, continue à chercher la bonne forme » : bref, un spectacle à elle toute seule.

Le même soir, Frédérique répond à mon interrogation sur l’accueil réservé au spectacle à Campo Nieuwpoort d’un simple mot laissé sur mon portable : «Extraordinaire».  J’aurai d’autres témoignages sur cette première à Gand : ils insistent tous sur l’ambiance dans la salle, sur le répondant des spectateurs et sur une sorte de jubilation éprouvée devant un spectacle joyeux, enlevé et profond. Christine la scénographe me dira que le spectacle est plus court, plus trépidant et, ainsi, plus efficace.

Ce que nous vérifions le vendredi soir. Dès le début, les spectateurs s’amusent, les enchaînements se font sans accroc et dans une grande fluidité, la saturation des séquences simultanées qui s’enchevêtraient sur le plateau trouve brusquement sa raison d’être, parce qu’elles fonctionnent à la fois en écho et comme un effet de miroir et d’abyme les unes par rapport aux autres. La fin si longuement recherchée est d’une grande limpidité : après la pendaison par Gérard de Karla enveloppée dans le drapeau belge – renvoi évident à l’affiche de BB –, Jean-Pierre s’en empare et, comme un signal qui est en même temps une provocation, dit : «C’est à nous…» : aussitôt, les autres tentent de le lui arracher –  preuve que, en ces matières, l’on se dispute pour tout et n’importe quoi –, tandis que Walid accompagne la sortie en empoignant sa guitare et en chantant : «Ik hou van u, geef mij een kus…». Les acteurs reviendront trois fois au salut.

Quant aux perspectives, il est probable que Belga Bordeelo sera repris à Gand, en avril. Nous espérons pouvoir le présenter à Bruxelles, au KVS : auquel cas il ne faudrait pas parler d’une prolongation, mais bien d’un développement, puisque des acteurs bruxellois (flamands et francophones) y seraient intégrés.

Nous n’aurons jamais fini de chercher.

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