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Ce qui compte vraiment

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. « Ce qui compte vraiment » est le dernier ouvrage de Fabrice Nicolino. Face à l’urgence politico-climatique, l’auteur s’insurge. Prônant à la fois des actions concrètes et un changement de regard sur nos sociétés et leurs écosystèmes, il rappelle le caractère impératif d’une sortie […]

loués soient-ils!

Au Japon, à tous ceux qui n’ont pas d’amis ou de parents présentables, une agence propose la location de copains, de vieux parents, de frères et de sœurs charmants, le temps d’une soirée, d’une fête, d’une cérémonie. Des amis parfaits toujours d’accord avec vous, qui rient à toutes vos bêtes plaisanteries, qui ne bavent pas […]

quand la cop déborde

Avez-vous lu la réponse d’Angela Merkel à Donald Trump? Il s’en frotte encore les yeux. Quoi, une femme, une Allemande, une communiste, traiter ainsi le maître du monde ? Ah ! Ce n’est pas sous Reagan qu’on aurait assisté à une scène pareille ! Ni sous Staline, soi-dit en passant. Pendant cette bonne vieille guerre […]

Code de la route, délinquance et empathie

Le collectif Calvin & Hobbes accueille la famille Pin-Paon,  pour ses chroniques. Dans notre belle commune brabançonne, les autorités communales ont lancé un plan de circulation (en phase de test) ambitieux : mettre la route principale, ainsi qu’une bonne partie du centre, en zone 30. Cette décision est approuvée par certains, contestée par d’autres, avec des […]

Est-il politiquement correct de considérer

que si la secrétaire d’État pour l’égalité des chances Zuhal Demir (N-VA) dit que ne pas célébrer la fête des mères, est une « attaque à nos valeurs occidentales », Pétain doit frétiller dans sa tombe sur l’île d’Yeu. Tant de liens affectifs font plaisir. (Ha, cette sainte fête des mères)  

Quelle vitesse sur nos routes

Carte blanche parue dans Espace-vie n°271 | Mai 2017 La Flandre est passée au 70km/h  par défaut sur les routes à deux bandes hors agglomération. Selon l’AWSR, la Wallonie n’a pas suivi, arguant du fait que la densité de population le long des voiries n’est pas aussi importante qu’en Flandre.[1] La situation est certes différente […]

guignol 2.0

Je me souviens des débats présidentiels de jadis. Deux messieurs chics qui avaient l’air vieux, même quand ils étaient dans la force de l’âge, s’échangeaient des propos sérieux d’un ton pédant. On sentait qu’ils sortaient des mêmes écoles, fréquentaient les mêmes dîners en ville et s’amusaient de la même façon à participer à ces joutes […]

Lever le pied, le défi du siècle ?

Le collectif Calvin & Hobbes accueille la famille Pin-Paon, pour ses chroniques Penchons-nous sur ce qui semble être un défi pour nombre de nos concitoyens : les limitations de vitesse. Rappelons d’abord une chose. Les limitations de vitesse, selon leur configuration, ont généralement pour objectifs, concomitants ou non : ·         d’augmenter la sécurité des usagers (et singulièrement […]

pourquoi j’ai mangé mon père

Que reste-t-il des partis politiques ? De leur puissance et de leur gloire ? En Belgique, Stéphane Moreau a jeté sa carte du PS dans le destructeur de documents de Nethys – une machine déjà bien bourrée. En attendant, après quelques jours de deuil, de prendre celle du PTB, plus utile pour les intérêts et […]

Macren ou Le Pont… un je ne sais quoi de malsain dans l’air

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Dans « Contre le fascisme: 1922-1940 » , Léon Trotsky aborde une situation à laquelle sont confrontés, en France, de nombreux électeurs, singulièrement de gauche : de la peste ou du choléra, que choisir ? (Je ne suis pas un fidèle lecteur de Trotsky, mais le […]

Croyance et opium du peuple (troisième partie)

Le poids des religions! Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Rappelons ce qui avait motivé notre précédente chronique Croyance et opium du peuple (première partie) : Il y a quelques temps un député européen belge faisait ce commentaire : « En Europe, depuis les Lumières, le combat pour le libre-examen, pour […]

canard à l’orage

Où bat le pouls de l’opinion publique ? Sur Twitter ? La pensée s’arrête à 150 caractères (souvent de mauvais caractères). Même si cela peut avoir des effets positifs : la passion frénétique de Donald Trump pour cette messagerie annonce que ses mémoires seront brèves, beaucoup plus brèves que les énormes pensums que nous ont […]

Croyance et opium du peuple (seconde partie)

Ceci est le corps de la femme! Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Rappelons ce qui avait motivé notre précédente chronique Croyance et opium du peuple (première partie) : Il y a quelques temps un député européen belge faisait ce commentaire : « En Europe, depuis les Lumières, le combat pour […]

gaz à tous les étages

Bachar Al-Assad vient opportunément de nous rappeler qu’on avait enterré trop tôt les célébrations de la Grande Guerre. Merci à lui ! Dès 1914, les Français d’abord puis les Allemands – plus tard les Américains – se lancèrent joyeusement dans des attaques au gaz, devenues massives à partir de 1915. Et, en 1917 (bon anniversaire […]

Croyance et opium du peuple (première partie)

Et pan dans les genousflexions ! Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Mes amis du Collectif Calvin & Hobbes ne l’ont jamais caché : ce sont des agnostiques enragés. Pas des athées, des agnostiques, c’est autre chose. Signalons aussi que l’on n’ a pas encore vu d’agnostique commettre des […]

pauvre petite fille riche

Dearest England, J’ai bien reçu ta lettre nous annonçant ton départ de la maison, ce qui m’affecte énormément même si le flegme m’oblige à n’en rien laisser paraître. Oui, je déplore que tu nous quittes après plus de quarante années de vie commune. Certes, nous avons eu des différends et tu ne t’es pas assagie […]

Le rapt d’Europe

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Cependant Europe moins timide, porte sur sa poitrine une main douce et caressante. Elle pare ses cornes de guirlandes de fleurs. Ignorant que c’est un dieu, que c’est un amant qu’elle flatte, elle ose enfin se placer sur son dos.  Alors le […]

les lois de l’amer

Sacrée gueule de bois pour les partisans du Brexit. Il y avait donc des étrangers hostiles dans les cales du navire ? Croyaient-ils qu’il suffisait de larguer les amarres et de faire flotter la Grande-Bretagne en haute mer pour se débarrasser des rats ? C’est oublier les règles séculaires de la marine. A ce sujet, […]

toutes voiles dehors

L’arrêt rendu par la Cour européenne des droits de l’homme sur le port d’un signe religieux laisse une impression de flou. Les juges européens ont prudemment botté en touche tout en admettant qu’un règlement d’entreprise peut interdire qu’une employée affiche ses convictions. Lorsqu’une femme décide ou accepte de se voiler les cheveux, on pourrait dire […]

chroniques martiennes

Des chercheurs américains viennent d’annoncer qu’ils mettent au point un appareil destiné à créer un champ magnétique autour de Mars. L’idée est de favoriser le réchauffement de la planète rouge pour qu’elle retrouve à terme de l’eau à l’état liquide. De l’eau et de la vie. Une terre bis comme la décrivait déjà Ray Bradbury. […]

  • Ce qui compte vraiment

    Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques.

    Face à l’urgence politico-climatique, l’auteur s’insurge. Prônant à la fois des actions concrètes et un changement de regard sur nos sociétés et leurs écosystèmes, il rappelle le caractère impératif d’une sortie de la culture capitaliste. En effet, cette dernière met l’homme en situation de grand péril car elle menace directement son existence. Pour espérer sortir de l’ornière, il est indispensable de prendre conscience des bases sur lesquelles sont fondées nos sociétés en réalisant un véritable virage anthropologique. Il propose par exemple d’instituer l’eau en élément sacré afin de réparer une nature détruite par l’économie. À travers cet ouvrage, l’auteur propose un véritable retour aux équilibres naturels seuls capables de résoudre les crises successives que nous traversons et de soutenir l’aventure humaine.

    Il y aurait peut-être mille raisons de s’attaquer à la prose de Fabrice Nicolino, ne serait-ce que pour la douce violence de ses propos. Mais quand il écrit que « Dans le domaine de la crise écologique, il est manifeste à mes yeux que l’énormité des menaces conduit de même à l’évitement psychique. Chacun sait au fond de lui que la triste fête des écrans plasma et des voyages aux Maldives est terminée. Mais les derniers jours de Pompéi sont tout de même plus plaisants que le partage de l’air, de l’eau et du pain avec ces éternels gueux qui gâchent les réjouissances » n’a-t’il pas écrit l’essentiel de notre aveuglement.

    Nous croyons tout savoir, tout résoudre, quitte à nous brancher à une machine pour survivre. Nous croyons avoir les pleins pouvoirs sur la nature et pourtant…

    Pourtant, En Nouvelle-Zélande comme en Inde, trois fleuves, dont le Gange, viennent d’être dotés du statut de « personnalité juridique », qui en fait des entités vivantes en matière de droit[i].  L’eau et ce qui l’entoure aurait-elle (aurait-elle ou auraient-ils?) les mêmes droits que les humains ?

    Une tribu néo-zélandaise est devenue la représentante d’un fleuve, dont le nom maori est Te Awa Tupua, en faisant reconnaître qu’il était une entité vivante, « partant des montagnes jusqu’à la mer, y compris ses affluents et l’ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques [ii]».

    Plus près, Peter Wohlleben, dans « La vie secrète des arbres, Ce qu’ils ressentent, comment ils communiquent, un monde inconnu s’ouvre à nous », nous fait  découvrir tous les petits secrets insoupçonnés que renferment les bois, les connexions, invisibles à nos yeux, la communication entre voisins, le soin qu’un parent peut avoir pour ses héritiers,… Les arbres seraient donc capable de travailler à leur avenir.

    Fabrice, Peter, mais aussi Catherine Larrère, philosophe, Gilles Boeuf, biologiste et Stéphane Foucart, journaliste qui sont convaincus que la biodiversité, dont l’humain n’est  qu’ un élément parmi les autres, a besoin de grands principes,

    Ecoutez le podcast

    nous disent simplement, comme beaucoup d’autres avant eux, que nous devons changer de lunettes, que nous devons voir la nature autrement, nous avec nos millions de bactéries et nos quelques cellules humaines.

    Mais est-ce possible? Pouvons-nous envisager les choses autrement ? Il s’agit d’abord de remettre en question notre anthropocentrisme. De remettre en questions nos cosmogonies.

    Il s’agit peut-être également de remettre en question nos recettes sans doute éculées pour mener entre autres, l’économie, donc le monde. Faut-il supprimer le capitalisme, comme nous y invitent Fabrice Nicolino ou Daniel Tanuro[iii] ? Faut-il l’amender ? Faut-il inventer autre chose ?

    Mais les humains étant ce qu’ils sont, nous devrions, avant les moyens,  d’abord sans doute nous accorder sur les résultats, c’est-à-dire, sur le nécessaire et le superflu. De quoi avons-nous besoin pour vivre ?

    D’aucuns s’accordent pour dire que si nous vivions avec le confort d’un Français du début des années soixante, tout le monde sur terre pourrait bénéficier de ce confort sans oblitérer l’avenir non pas de la planète, mais d’une planète sur laquelle nous pourrions vivre.

    Est-ce vrai ? Si l’en croit cette étude[iv] réalisée par le WWF-France, en 1960, l’empreinte écologique des Français dépassait déjà une planète. Mais soit, avec l’amélioration des techniques, les usages quotidiens d’un Français de 1961 seraient probablement moins dévastateurs.

    Le taux d’équipement des ménages entre 1954 et 1975[v]

    Mais qui se souvient de la manière de vivre en 1960 ?  Nos pratiques actuelles sont si radicalement différentes. Pourrions-nous sans contrainte modifier nos comportements ? Peut-être faudrait-il que nous nous accordions sur ce « minimum vital » ? Parce que c’est l’enjeu pour avoir une planète viable.

    Est-ce une utopie ? Sans doute. Sauf si nous travaillons sur ce qui compte vraiment.


    [i] https://www.franceculture.fr/environnement/en-inde-et-en-nouvelle-zelande-le-fleuve-reconnu-comme-un-etre-vivant

    [ii] http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/20/la-nouvelle-zelande-dote-un-fleuve-d-une-personnalite-juridique_5097268_3244.html#sODpCHDlEZq5qw3J.99

    [iii] http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-l_impossible_capitalisme_vert-9782707173232.html

    [iv] http://structures.ac-martinique.fr/eedd/EmpreinteFrance4p%5B1%5D.pdf

    [v] https://www.france-examen.com/brevet/annales/histoire-geographie/annees-60-et-modes-de-vie-1627.html