Facebook

Ce qui compte vraiment

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. « Ce qui compte vraiment » est le dernier ouvrage de Fabrice Nicolino. Face à l’urgence politico-climatique, l’auteur s’insurge. Prônant à la fois des actions concrètes et un changement de regard sur nos sociétés et leurs écosystèmes, il rappelle le caractère impératif d’une sortie […]

Code de la route, délinquance et empathie

Le collectif Calvin & Hobbes accueille la famille Pin-Paon,  pour ses chroniques. Dans notre belle commune brabançonne, les autorités communales ont lancé un plan de circulation (en phase de test) ambitieux : mettre la route principale, ainsi qu’une bonne partie du centre, en zone 30. Cette décision est approuvée par certains, contestée par d’autres, avec des […]

Est-il politiquement correct de considérer

que si la secrétaire d’État pour l’égalité des chances Zuhal Demir (N-VA) dit que ne pas célébrer la fête des mères, est une « attaque à nos valeurs occidentales », Pétain doit frétiller dans sa tombe sur l’île d’Yeu. Tant de liens affectifs font plaisir. (Ha, cette sainte fête des mères)  

Quelle vitesse sur nos routes

Carte blanche parue dans Espace-vie n°271 | Mai 2017 La Flandre est passée au 70km/h  par défaut sur les routes à deux bandes hors agglomération. Selon l’AWSR, la Wallonie n’a pas suivi, arguant du fait que la densité de population le long des voiries n’est pas aussi importante qu’en Flandre.[1] La situation est certes différente […]

Lever le pied, le défi du siècle ?

Le collectif Calvin & Hobbes accueille la famille Pin-Paon, pour ses chroniques Penchons-nous sur ce qui semble être un défi pour nombre de nos concitoyens : les limitations de vitesse. Rappelons d’abord une chose. Les limitations de vitesse, selon leur configuration, ont généralement pour objectifs, concomitants ou non : ·         d’augmenter la sécurité des usagers (et singulièrement […]

Macren ou Le Pont… un je ne sais quoi de malsain dans l’air

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Dans « Contre le fascisme: 1922-1940 » , Léon Trotsky aborde une situation à laquelle sont confrontés, en France, de nombreux électeurs, singulièrement de gauche : de la peste ou du choléra, que choisir ? (Je ne suis pas un fidèle lecteur de Trotsky, mais le […]

Croyance et opium du peuple (troisième partie)

Le poids des religions! Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Rappelons ce qui avait motivé notre précédente chronique Croyance et opium du peuple (première partie) : Il y a quelques temps un député européen belge faisait ce commentaire : « En Europe, depuis les Lumières, le combat pour le libre-examen, pour […]

Croyance et opium du peuple (seconde partie)

Ceci est le corps de la femme! Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Rappelons ce qui avait motivé notre précédente chronique Croyance et opium du peuple (première partie) : Il y a quelques temps un député européen belge faisait ce commentaire : « En Europe, depuis les Lumières, le combat pour […]

Croyance et opium du peuple (première partie)

Et pan dans les genousflexions ! Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Mes amis du Collectif Calvin & Hobbes ne l’ont jamais caché : ce sont des agnostiques enragés. Pas des athées, des agnostiques, c’est autre chose. Signalons aussi que l’on n’ a pas encore vu d’agnostique commettre des […]

Le rapt d’Europe

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Cependant Europe moins timide, porte sur sa poitrine une main douce et caressante. Elle pare ses cornes de guirlandes de fleurs. Ignorant que c’est un dieu, que c’est un amant qu’elle flatte, elle ose enfin se placer sur son dos.  Alors le […]

Est-il politiquement correct de considérer

Le repêchage de François Fillon par son parti comme le degré zéro du sens politique.  Il y aurait pourtant toutes les raisons pour le laisser tomber. Mais quel parti a avant envie de se saborder. Avec Fillon, avec Le Pen, peut-être avec d’autres, c’est la batterie de cuisine française qui fait la une. Regardez la manif […]

Le couple diabolique élu/électeur

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses  chroniques. Comme l’écrivait un mien ami, commentant la manifestation pro-Fillon de ce dimanche 5 mars 2017, « Finalement, l’électeur a-t-il beaucoup plus de moralité que le candidat? ». Certes, les reproches faits à François Fillon ne sont encore des présomptions, mais des présomptions suffisantes pour […]

Est-il politiquement correct de considérer

Que le goût de l’homme providentiel et la croyance en la constance des complots font que pour d’aucuns, critiquer Trump revient à être atteint de démence, à être un abruti manipulé par les médias gauchistes (y compris Fox News), etc… Trump n’est pas autre chose qu’un « oligarque », comme tous ceux de son équipe. « L’oligarchie » n’est […]

Faut-il se faire du mouron avec les infaux? (Partie 2)

Le « mal » est-il bien présent ? Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses  chroniques. Je me suis amusé récemment à suivre les échanges autour d’un article titré : Le réfugié syrien dont la photo avec Merkel avait fait le tour du Web en procès contre Facebook 

Faut-il se faire du mouron avec les infaux? (Partie 1)

L’art de la Trumperie. Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Nous aimons les questions claires et les réponses tranchées : c’est oui ou non, blanc ou noir… Mais les choses sont plus complexes que nous le croyons (et sans doute aussi beaucoup moins que certains voudraient le faire croire). […]

Les chroniques de Barkas : Banalité et banalisation du mal travaillent de concert

Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques. Chronique écrite en collaboration avec des membres du collectif. Merci à eux pour les propositions de liens. Signé : Barkas C’est parti mon Kiki… Comme dirait ma copine Stan «Pourquoi faut-il toujours que ce soit ces vieilles recettes éculées et indigestes qui reviennent. » […]

Pouvoir fort…l’erreur machiste

Le collectif Calvin & Hobbes présente une chronique de Stan. J’écris cette chronique le jour funeste de l’arrivée aux Etats-Unis d’un président et d’un gouvernement de climato-sceptiques, de misogynes, de racistes, d’affairistes, de créationnistes. Pourquoi faut-il toujours que ce soit ces vieilles recettes éculées et indigestes qui reviennent. Les chiffres sont alarmants. 70 % des […]

Est-il politiquement correct de

considérer que c’est un gouvernement de climato-sceptiques, de misogynes, de racistes, d’affairistes, de créationnistes qui prend le pouvoir aux Etats-Unis, avec un président Twitter à sa tête. Un tel rassemblement de « personnalités » pour gouverner a sans doute déjà eu lieu, mais certainement pas avec la même force. Un gouvernement qui se gave du […]

Est-il politiquement correct de se dire

Qu’il est temps que les partis (tous confondus) prennent la mesure de leurs exactions. Ras la soupière de ces comportements qui mettent à mal le travail de ceux qui désirent que le citoyen se réinvestisse dans la cité. Comment restaurer un climat de confiance quand une telle engeance sévit encore toujours. Que les militants et […]

Et les femmes dans tout cela ?

Le collectif Calvin & Hobbes présente une chronique de Stan, N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. Simone de Beauvoir Je suis particulièrement énervée par le retour du conservatisme […]

  • Ce qui compte vraiment

    Le collectif Calvin & Hobbes accueille Barkas, une vieille connaissance, pour ses chroniques.

    Face à l’urgence politico-climatique, l’auteur s’insurge. Prônant à la fois des actions concrètes et un changement de regard sur nos sociétés et leurs écosystèmes, il rappelle le caractère impératif d’une sortie de la culture capitaliste. En effet, cette dernière met l’homme en situation de grand péril car elle menace directement son existence. Pour espérer sortir de l’ornière, il est indispensable de prendre conscience des bases sur lesquelles sont fondées nos sociétés en réalisant un véritable virage anthropologique. Il propose par exemple d’instituer l’eau en élément sacré afin de réparer une nature détruite par l’économie. À travers cet ouvrage, l’auteur propose un véritable retour aux équilibres naturels seuls capables de résoudre les crises successives que nous traversons et de soutenir l’aventure humaine.

    Il y aurait peut-être mille raisons de s’attaquer à la prose de Fabrice Nicolino, ne serait-ce que pour la douce violence de ses propos. Mais quand il écrit que « Dans le domaine de la crise écologique, il est manifeste à mes yeux que l’énormité des menaces conduit de même à l’évitement psychique. Chacun sait au fond de lui que la triste fête des écrans plasma et des voyages aux Maldives est terminée. Mais les derniers jours de Pompéi sont tout de même plus plaisants que le partage de l’air, de l’eau et du pain avec ces éternels gueux qui gâchent les réjouissances » n’a-t’il pas écrit l’essentiel de notre aveuglement.

    Nous croyons tout savoir, tout résoudre, quitte à nous brancher à une machine pour survivre. Nous croyons avoir les pleins pouvoirs sur la nature et pourtant…

    Pourtant, En Nouvelle-Zélande comme en Inde, trois fleuves, dont le Gange, viennent d’être dotés du statut de « personnalité juridique », qui en fait des entités vivantes en matière de droit[i].  L’eau et ce qui l’entoure aurait-elle (aurait-elle ou auraient-ils?) les mêmes droits que les humains ?

    Une tribu néo-zélandaise est devenue la représentante d’un fleuve, dont le nom maori est Te Awa Tupua, en faisant reconnaître qu’il était une entité vivante, « partant des montagnes jusqu’à la mer, y compris ses affluents et l’ensemble de ses éléments physiques et métaphysiques [ii]».

    Plus près, Peter Wohlleben, dans « La vie secrète des arbres, Ce qu’ils ressentent, comment ils communiquent, un monde inconnu s’ouvre à nous », nous fait  découvrir tous les petits secrets insoupçonnés que renferment les bois, les connexions, invisibles à nos yeux, la communication entre voisins, le soin qu’un parent peut avoir pour ses héritiers,… Les arbres seraient donc capable de travailler à leur avenir.

    Fabrice, Peter, mais aussi Catherine Larrère, philosophe, Gilles Boeuf, biologiste et Stéphane Foucart, journaliste qui sont convaincus que la biodiversité, dont l’humain n’est  qu’ un élément parmi les autres, a besoin de grands principes,

    Ecoutez le podcast

    nous disent simplement, comme beaucoup d’autres avant eux, que nous devons changer de lunettes, que nous devons voir la nature autrement, nous avec nos millions de bactéries et nos quelques cellules humaines.

    Mais est-ce possible? Pouvons-nous envisager les choses autrement ? Il s’agit d’abord de remettre en question notre anthropocentrisme. De remettre en questions nos cosmogonies.

    Il s’agit peut-être également de remettre en question nos recettes sans doute éculées pour mener entre autres, l’économie, donc le monde. Faut-il supprimer le capitalisme, comme nous y invitent Fabrice Nicolino ou Daniel Tanuro[iii] ? Faut-il l’amender ? Faut-il inventer autre chose ?

    Mais les humains étant ce qu’ils sont, nous devrions, avant les moyens,  d’abord sans doute nous accorder sur les résultats, c’est-à-dire, sur le nécessaire et le superflu. De quoi avons-nous besoin pour vivre ?

    D’aucuns s’accordent pour dire que si nous vivions avec le confort d’un Français du début des années soixante, tout le monde sur terre pourrait bénéficier de ce confort sans oblitérer l’avenir non pas de la planète, mais d’une planète sur laquelle nous pourrions vivre.

    Est-ce vrai ? Si l’en croit cette étude[iv] réalisée par le WWF-France, en 1960, l’empreinte écologique des Français dépassait déjà une planète. Mais soit, avec l’amélioration des techniques, les usages quotidiens d’un Français de 1961 seraient probablement moins dévastateurs.

    Le taux d’équipement des ménages entre 1954 et 1975[v]

    Mais qui se souvient de la manière de vivre en 1960 ?  Nos pratiques actuelles sont si radicalement différentes. Pourrions-nous sans contrainte modifier nos comportements ? Peut-être faudrait-il que nous nous accordions sur ce « minimum vital » ? Parce que c’est l’enjeu pour avoir une planète viable.

    Est-ce une utopie ? Sans doute. Sauf si nous travaillons sur ce qui compte vraiment.


    [i] https://www.franceculture.fr/environnement/en-inde-et-en-nouvelle-zelande-le-fleuve-reconnu-comme-un-etre-vivant

    [ii] http://www.lemonde.fr/planete/article/2017/03/20/la-nouvelle-zelande-dote-un-fleuve-d-une-personnalite-juridique_5097268_3244.html#sODpCHDlEZq5qw3J.99

    [iii] http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-l_impossible_capitalisme_vert-9782707173232.html

    [iv] http://structures.ac-martinique.fr/eedd/EmpreinteFrance4p%5B1%5D.pdf

    [v] https://www.france-examen.com/brevet/annales/histoire-geographie/annees-60-et-modes-de-vie-1627.html