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Chaos ou K.O.?


Monsieur Van Rompuy à l’Europe et la planète Belgique est bouleversée ? Allons ! Qui, il y a quelques mois, se rappelait même de cet ancien ministre de Jean-Luc Dehaene ? On le disait triste, chafouin, sans charisme et maintenant, le monde nous l’envie. A quoi tient le charme en politique ? De toute façon, les cimetières de l’histoire belge sont remplis de premiers ministres irremplaçables. Désormais, en politique, c’est comme au cinéma et en musique. Un homme (ou une femme) qui ne collait pas hier à la fonction ou qui avait sombré dans l’oubli et le désamour peut faire son grand retour et dynamiter l’audimat. Mickey Rourke ressuscité par The Wrestler comme jadis Jerry Lewis par Scorsese et Kusturica ou Charles Trenet par Higelin.

Alors, après le départ d’Herman, qui va renaître de ses cendres ? Yves Leterme, qui puise ses gags auprès du burlesque Jerry Lewis ? Ou Didier Reynders, catégorie lutteurs désespérés façon Mickey Rourke ?

Yves Leterme, on ne s’en est pas assez aperçu, est le reflet parfait de notre époque. Comme disent les ados il est « destroy de chez destroy ». L’image même du chaos. Contrairement à ce qu’il pense, le ministère des affaires étrangères lui colle admirablement à la peau. Personne n’incarne mieux que lui la situation internationale. Dès qu’il ouvre la bouche, on a l’impression d’entendre une bombe exploser et dévaster les environs sans raison apparente. C’est ce qu’il peut apporter de mieux en prenant la tête du gouvernement : un électro-choc permanent dans un pays que Van Rompuy a réussi à assoupir, selon les sages méthodes du bon vieux CVP.

Avec Didier Reynders, c’est un autre type de chaos qui se prépare : le K.O. debout.

Avec tous les coups qu’il a pris ces derniers mois, le rôle de Mickey Rourke lui va comme un gant – de boxe. Sonné au premier round, il s’accroche et se relève juste avant la fin du décompte fatidique. Aussitôt, il reçoit un uppercut puis un gauche qu’il pare mollement en se tenant le plexus solaire. Même son entraîneur lui file un coup de boule. Que les coups viennent de l’adversaire ou de son équipe, pas de problème, il pare toujours et reste sur ses jambes jusqu’au dernier coup de gong.

Entre ces deux stars de notre temps, on peut hésiter. De quoi a besoin la Belgique ? De se tordre de rire ou de recevoir un bon coup de boule ? Des deux peut-être ? Alors, si une fois de plus, nous innovions sur le plan institutionnel ? En nommant deux premiers ministres. Ou trois ou cinq, qui gouverneraient tous ensemble, chacun avec son fichu caractère. Il y en aurait bien un de temps en temps qui ferait tourner le bazar.

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