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Le chef-d’oeuvre de la rentrée


La survivance, Claudie Hunzinger, Paris : Grasset, 2012. 279 p. 18 €

Avec “La promesse” de Chalandon, Grasset m’avait déjà offert ce plaisir rare : découvrir un texte extraordinaire où le style se mêle à une ambiance tout à fait unique et à une générosité présente dans chaque phrase. Deux libraires amoureux et sexagénaires sont expulsés de leur magasin et se réfugient, faute d’argent, dans une ruine perdue au coeur des Vosges. L’horreur… Là, entourés par la nature, les cerfs et surtout ces livres qu’ils aiment et dont ils ne peuvent se séparer, ils réinventent la vie et perpétuent l’amour.
Ce n’est pas un plaidoyer, pas une charge contre la société ; c’est juste une renaissance et un hymne. On peut vivre autrement, et aimer, et voir le temps passer. Vieillir n’est pas, sous la plume d’Hunzinger, la malédiction que dénonçait Brel.
Ici, le savoir et la culture sont des herbes et des fleurs légères et lumineuses. On voit la vie autrement, et on aime plus encore la littérature.

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