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Le monde comme il s’en va, 14,18


Et Trump-la-Mort ?

Plus d’une semaine que cette chronique ne l’a pas évoqué – ou plutôt épinglé au burin… Certes.

Ceci dit, comme annoncé, The Donald a reculé sur presque tous les points : on est déjà bien loin des promesses de campagne, qui paraissaient pourtant d’autant plus réalistes qu’elles étaient impossibles à réaliser (et le sont toujours : comment, concrètement, organiser par exemple l’expulsion de 11 millions d’immigrés illégaux, même si Trump (au secours !) était réélu au-delà d’un hypothétique deuxième mandat : et toutes sortes de questions – le financement du programme de relance qu’il prévoit, la réindustrialisation des Etats du Midwest qui ont voté en masse pour lui – du même genre).

En même temps, Trump a nommé des professionnels de la politique (y compris des opposants repentis) et des idéologues pour sa future équipe à la Maison-Blanche. Conclusion qui coule de source, voyant ce qu’est exactement le personnage : ce seront ceux-là qui officieront (et, d’un climatosceptique à une philanthrope pour la seule école libre en passant par créationniste et un « communicant » de l’extrême-droite décomplexée, sans parler des financiers de Wall Street aux manettes au moment de la crise de 2008 et qui reviennent dans le circuit, dans le genre explosif, ce sont de sacrés calibres…).

Et lui ? Eh bien, il fera ce qu’il a toujours fait : du business, de la représentation, des conflits d’intérêt en pagaille, déjà en germe sans surprise générale en voyant ceux qui son à ses côtés – sa fille, son gendre, son fils – pour accueillir ses premiers visiteurs.

Ses partisans disent qu’il ne faut pas prendre les déclarations de Trump à la lettre. Mais l’esprit a-t-il la moindre chance de pénétrer dans le triplex de la Trump Tower ? Et d’en redescendre avec lui ?

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