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Le monde comme il s’en va, 24,12


Un seul homme a parlé, et tout…

François Hollande courait le risque, non seulement d’être absent du second tour de la présidentielle, mais aussi du premier de celle-ci, et encore du second tour de la primaire de la gauche : le chemin de croix eût été vraiment trop long…

Désormais, il peut défendre et faire réévaluer son bilan, voir sa cote de popularité remonter, voire peser sur un scrutin qui se fera sans lui, et prouver à quel point, en fin de compte, par effet de miroir, la gauche continue à se diviser même en son absence. Car, loin de fédérer, la déclaration de candidature d’un Manuel Valls (5%, pas davantage, à la primaire socialiste de 2011) va cristalliser les clivages et sans doute susciter des candidatures non encore déclarées : et c’est bien normal, puisque Valls, outre ses inclinations sécuritaires, est même prêt à liquider son propre parti et à lui donner un autre nom pour le fonder dans un ensemble où il perdrait sa (relative) spécificité…

Qui disait que François Hollande avait un problème d’incarnation ? Au contraire, durant toute la campagne qui s’annonce, il sera très difficile de s’en débarrasser…

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