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Le monde comme il s’en va, 40,2


Tenaillé par un besoin irrepressible de vous débarrasser d’une patate chaude ?

Envoyez tout en Grèce !

Tant pis si, selon un responsable grec de la coordination de la crise migratoire, « les conditions de nos camps ne sont pas bonnes parce que l’Europe n’a pas donné l’argent ni le renfort en personnel promis au moment de l’accord entre l’UE et la Turquie en mars dernier » ; tant pis si, comme l’Italie, le pays est l’une des deux portes d’entrée vers l’Europe par la mer.  Il y a apparemment une volonté de l’Union Européenne de faire de ces deux pays des zones tampons, où les migrants sont soit répartis dans des pays qui rechignent à les accueillir (sur 160.000 réfugiés à répartir, seuls 8.100 l’ont été jusqu’ici, dont 6.200 … en Grèce), soit refoulés vers la Turquie, soit (le plus souvent) tenus de rester sur place, en attendant – quoi ? Dans le même temps, la Turquie, en face, menace périodiquement de ne plus contenir le flot de réfugiés actuellement sur son sol, et pourrait ne plus les empêcher de s’embarquer vers l’une des nombreuses îles grecques…

La Grèce, un ciel trop ouvert…

 

 

 

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