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Le monde comme il s’en va, 61,3


Admettons que le Mouvement 5 Etoiles soit, pour ce qui concerne la modicité du coût de ses campagnes électorales, le « easyjet de la politique » (voir la chronique du 24 novembre) ; mais quand, après avoir promis d’en finir avec la corruption et avoir fait de l’honnêteté son cheval de bataille, il accède au pouvoir, par exemple à Rome, ce mouvement supposé low-cost semble coûter aussi cher que les autres à la collectivité, et paie au comptant ses errements. Il n’y avait pas seulement, pour gérer cette grande ville, un mélange d’improvisation et d’amateurisme : il y avait aussi de l’affairisme tamiflu over the counter.

Virginia Raggi, la nouvelle maire, a dû se défaire, ces jours-ci, de plusieurs collaborateurs poursuivis pour corruption et trafic d’influence, après les avoir défendus, contre toute évidence, bec et ongles pendant des mois. Ses bagages étaient déjà légers : les voici lestés des mêmes pratiques ancestrales qu’elle dénonçait avec une si grande éloquence…

 

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