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Le monde comme il s’en va, 63


La Présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye, est au bord de la demission, s’étant d’ores et déjà excuse auprès de la population et ayant remis son sort entre les mains du Parlement. Comme tous ses prédécesseurs, elle est soupçonnée de corruption, d’abus de pouvoir et d’avoir accordé des passe-droits… Ce qui rend l’affaire moins banale que les autres, c’est une sorte de dépendance psychologique de la presidente à l’égard d’une amie proche, Choi Soon-sil, chamane de son état.

On tente de clarifier les liens entre les deux femmes, car des décisions importantes de la présidente, une quarantaine de ses discours, les nominations de membres de son cabinet, et même sa garde-robe devaient avoir l’assentiment de cette allumée, qui, en outre, a extorqué pas moins de 61 millions de dollars à de grandes entreprises et avait accès à des informations confidentielles sur la sécurité intérieure.

En même temps, l’affaire redevient banale, dans la mesure où l’on n’a jamais observé nulle part jusqu’ici que le pouvoir d’influence et l’emprise sur un esprit faible  s’étaient exercé dans l’autre sens – d’un politique sur un gourou.

 

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