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Leçons de ténèbres


Après s’être fait chasser du Mondial de football de façon piteuse, le Beau pays était devenu une immense surface de réparation où il fallait expier les fautes directes des Bleus, à la fois joueurs mauvais mais aussi mauvais joueurs. Pas plus qu’ils n’avaient eu le courage de se battre sur le terrain, ils n’osèrent affronter en rentrant la colère de leurs supporters déçus ou leurs responsabilités. Champions des fausses confidences qui n’apportaient rien, chacun niait et mentait à qui mieux mieux, comme Thierry Henry qui la main sur le cœur (sa fameuse main félonne) jurait que rien ne s’était passé. Ah, se lamentait le peuple, que n’avions-nous été Portugais capables d’un score fleuve, superbes et généreux comme les victorieux Ghanéens ou les valeureux Japonais, que n’avions-nous même été grands dans la défaite comme les Américains ou triomphants exclus comme les Sud-Africains !

Le retour des anti héros dans le beau Pays fut encore plus lamentable que leur villégiature australe. Ainsi la France ne parvint pas à faire son deuil d’avoir le pire sélectionneur qui n’avait pas eu même la noblesse de serrer la main de son adversaire à l’issue du match fatal, d’avoir une ministre des Sports nommée Bachelot, espèce de Roselyne et les lions édentés dont les trémolos guerriers n’avaient guère réussi à mobiliser la troupe pas plus que ses insultes en retard – « caïds immatures » – n’avaient eu le moindre effet, ni le Président qui rêva un temps dans cette crise majeure de jouer avant-centre. Il dut se contenter d’un rapprochement remarqué avec le centriste Bayrou plus cauteleux que jamais, qu’il essayait en l’embrassant de mettre hors jeu.

Ainsi le Beau Pays errait-il sans but et comme sans réaction devant son drapeau qui avait arboré de nouvelles et blafardes couleurs : bleu-blanc-blues. Et pourtant, il y en avait des choses dignes de le réveiller ! Ainsi l’affaire Bettencourt qui tournait vilainement affaire Woerth du nom du ministre soupçonné de conflit d’intérêt. Ainsi l’éviction des humoristes Stéphane Guillon et Didier Porte de France Inter par de sinistres drôles qui se prenaient pour des patrons de l’audiovisuel quand ils n’étaient que les courroies de transmission d’un pouvoir qui ne supportait le sarcasme que complice. Ainsi la puissante manifestation contre la réforme des retraites que le gouvernement s’appliquait à minimiser comme si le message de la rue avait été rendu inaudible par les vuvuzelas que les syndicats avaient adoptées pour leur charivari.

Bref après le naufrage footballistique de la Maison France ne demeurait plus sur le radeau de la Méduse que quelques survivants glauques prêts à s’entredévorer dans le concert de trompettes de Géricault qui sonnaient comme un glas.

On pouvait juger de la profondeur d’un malaise à la faculté que certains se découvraient dans la majorité de marquer contre leur camp. Ainsi dans le JDD le député Olympique UMP Douillet qui se permit de tacler méchamment Bachelot et Yade qui avaient selon lui « manqué de recul » et de recommander un psy à Domenech.

Alors le Président décida de frapper un grand coup : pour punir une classe politique qui n’en pouvait mais, pour montrer qu’en pleine lutte contre les déficits abyssaux qui mettaient en péril le pays quelqu’un tenait les rênes, il annula la garden-party du 14 juillet à l’Elysée. Cette mesure prise comme d’habitude sur un coup de tête, manqua son but : elle provoqua l’indifférence ou la moquerie. Ce mouvement d’humeur qui ne pesait rien sur le plan économique et n’avait aucune portée symbolique faisait ressembler le palais de la République à une école dont les élèves auraient été privés de séance récréative de fin d’année. La semaine qui avait sombré dans le ridicule s’achevait ainsi dans le dérisoire. Il n’y avait plus qu’a siffler la fin de la partie.

Au demeurant les habitants de l’Hexagone se consolèrent-ils plus tard en constatant que les jeux étaient injustes qui pouvaient éliminer l’Angleterre et le Mexique sur des fautes d’arbitrage ; de même avec le recul en tirèrent-ils une leçon admirable : même les dictatures n’y pouvaient rien. Kim Jong-il lui-même s’était révélé un piètre sélectionneur et son idéologie avait été impuissante devant les 7 buts tirés par l’Occident honni.

Bref, les Français, une fois de plus indécrottables, étaient contents d’eux car leur démocratie demeurait, ils en avait la preuve renouvelée, le pire des régimes à l’exception de tous les autres. C’était la deuxième fois que le nom de Churchill revenait dans la chronique du royaume, et ce n’était pas une marque de cigare, Monsieur Blanc (au fait, se demandait-on, qu’attendait-il pour partir enfumé, celui-là ?)

Jusqu’à mardi prochain.

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