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(Avant lire Ajiaco)

Au pôle extrême de l’édition vient paraît-il d’être publié un livre dont le tirage, et les ventes probables, feront coïncider le nombre des lecteurs et celui des locuteurs d’une langue. Si nul ouvrage en français n’avait encore bénéficié d’une diffusion de 200 millions d’exemplaires, un tel exploit proportionnel serait sur le point d’être réalisé grâce à l’édition monégasque desBijoux de la Castafiore : autant d’acheteurs n’en sont-ils pas prévus que ne jouit d’usagers de son dialecte la principauté de Monaco ?
Cent pour cent, chiffre imbattable – à considérer comme hors concours le patois folklorique du Vatican.
A l’autre pôle extrême se recroqueville rien moins que le plus grand aède contemporain.
Quelle proportion d’anglophones peut-elle se targuer d’entretenir l’embryon de l’hypothèse du projet de jamais lire la plus aventureuse expérience littéraire de tous les temps : Finnegan’s Wake ?
Si l’on revient à Tintin, qui partage avec le commissaire Maigret le double privilège d’être belge et de figurer au premier rang des réputations universelles du XXe siècle (n’ayant pas – comme James Bond – bénéficié d’appuis secrets pour exister), l’on est en droit de se demander quel type de personnage son auteur (l’on peut de même s’interroger à propos de Simenon) se trouve absent de la galerie de portraits auxquels ces fresques doivent leur universalité. La question paraît oiseuse, tant s’impose comme exhaustive la représentation de l’espèce humaine offerte par ces oeuvres immortelles.
Mais c’est oublier l’autre pôle.
On peut tenir pour certitude, en effet, que sa singularité même fait échapper un type de personnage et un seul au regard se voulant totalitaire des plus grands experts de la fiction, lequel type n’est autre que l’auteur d’une création supérieure, embrassant le réel dans une vision d’amplitude sphérique.
Impossible, pour Hergé comme pour Simenon, de même que pour une kyrielle de fabricants de séries en tout genre faisant défiler, sur papier comme à l’écran, leurs milliers de figurants, impossible pour tous ces gens de représenter, ne serait-ce qu’un instant, le personnage de l’aède.
Parce qu’il est leur maître dans la fiction.
Si le sens du ridicule compte parmi les principales qualités de ces experts, la plus élémentaire prudence leur a donc interdit de jamais confronter Maigret ou Tintin à la figure d’un scribe de quelque ampleur. Productions littéraires et cinématographiques, en leur ensemble, ne s’y risquent pas plus. L’on peut éplucher tous les best-sellers et toutes les séries télévisées : la gamme entière du spectre des couleurs humaines s’y déploie, excepté l’ombre de qui ne traverse la société que par son existence – oui : spectrale…
Comme si sa longueur d’onde, à capter les ondes interdites, ne pouvait elle-même être enregistrée.
Ceci dit sans prétendre en rien ternir la légendaire félicité des principautaires de Monaco. Les multiples sagas de leur famille régnante n’occupent-elles pas une place légitime dans l’industrie des rêves planétaires ?
On faisait tout-à-l’heure allusion à l’auteur d’Ulysse.
Il est un autre auteur du siècle vingtième dont l’oeuvre n’en finit pas d’irradier nos imageries éphémères.
Cet illustre oublié ne craignait pas d’écrire, dans son Homme sans qualités :  » Admettons que nous ayons un nouvel Homère : demandons-nous alors avec la plus grande sincérité possible si nous serions réellement capables de l’écouter « .
Ô trop actuel parce qu’intemporel aède !…

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