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rame, angela! le vieux monde est derrière toi…


Ach ! Mutti ! Que s’est–il passé ? Après avoir été une encore plébiscitée par vos citoyens de l’est comme de l’ouest, on vous voyait prendre le large en eau calme avec l’élégance d’un U-Boot. Or voilà que vous coulez comme un bête sous-marin argentin !
Toutes les lois de la physique en ont pris un coup. En vertu du principe d’Archimède, « Tout corps plongé dans un fluide au repos reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale dirigée vers le haut », vous deviez vous envoler pour régner quatre ans de plus au dessus de l’Europe.
Mais, cette fois, ce n’était pas une poussée qui vous a gentiment permis de monter mais une véritable gifle qui vous a fait exploser en plein vol avant de disparaître au fond des flots, tel le pauvre Icare. Tous les boutons de votre veste, toujours impeccablement fermée aux regards curieux, ont pété en même temps, vous rejetant sur la rive, les vêtements en lambeaux. Mein Got, Angela ! Dans quel état vous ont laissé ces affreux libéraux ! Alors que jusqu’ici l’état, c’était vous !
Dire que vous aviez fait

l’admiration et l’envie des autres chefs d’état. Réélue pour la quatrième fois sans discussion alors que le monde entier condamne Kabila qui ne l’a été qu’à deux reprises ou Poutine et son ami el-Assad trois fois seulement. Et qu’il veut se débarrasser de Trump qui n’est président que depuis un an.
On pourrait soupçonner quelque jaloux d’avoir voulu saboter la magnifique croisière dans laquelle vous étiez prête à nous entraîner et brûler vos vaisseaux.
« Mieux vaut ne pas gouverner que de mal gouverner ! » a craché le jeune patron des libéraux-démocrates, Christian Lindner. Petit bras, va ! Lui qui n’a jamais tenu un gouvernail de sa vie croit donner des leçons à la capitaine Merkel qui a bravé tous les océans du monde ? Et au passage à Guy Verhofstadt, accusé d’avoir « abusé de son cépage italien favori ». Un homme qui déteste à ce point l’Europe, l’Italie la Belgique et le vin ne peut être que parfaitement mauvais, Angela. Mieux valait ne pas l’embarquer même comme mousse.
Dire que c’est votre politique en faveur de l’accueil des migrants qui a ouvert cette brèche. Quel paradoxe : vous sombrez parce que vous étiez prête à récupérer tous ceux qui n’avaient pas coulé en Méditerranée. On veut vous noyer parce que vous jetez une bouée à des malheureux réfugiés.
Permettez-moi, Liebe Angela, de vous réconforter un peu en vous recommandant de garder à l’esprit au milieu de la tempête ces sages paroles du capitaine Haddock : « Le pire ennemi du marin, ce n’est pas la tempête qui fait rage ; ce n’est pas la vague écumante qui s’abat sur le pont, emportant tout sur son passage; ce n’est pas le récif perfide caché à fleur d’eau et qui déchire le flanc du navire; le pire ennemi du marin, c’est l’alcool ! »

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