SOIGNES, Ma belle

 

Située à quelques kilomètres à peine du centre de Bruxelles, la forêt de Soignes offre aux citadins en quête de nature ses quelque 5 000 hectares où vivent, au sein d’une flore remarquable, 40 espèces de mammifères, 132 espèces d’oiseaux et différentes sortes d’insectes, de reptiles et d’amphibiens. 

L’essence emblématique de la forêt de Soignes est le hêtre qui y règne depuis le xviiie siècle en plantation équienne, ce qui signifie que les arbres sont d’une espèce majoritairement dominante et ont moins de 20 ans de différence d’âge. Ce sont ces hêtres majestueux et parfois multi-centenaires qui lui ont valu son surnom de « hêtraie cathédrale ». 

Il n’empêche que les gestionnaires de la sylve font actuellement la part de plus en plus belle à une plantation sous forme de « futaie irrégulière » où le chêne pédonculé, le frêne, l’érable, le charme et le mélèze participent à un meilleur étagement des strates végétales, occasionnant ainsi un regain de lumière et un humus de meilleure qualité, le tout favorisant la biodiversité.

La forêt de Soignes est inégalement répartie sur les Régions flamande, bruxelloise et wallonne. Des portions forestières de ces différentes régions ont été canditatées par le gouvernement fédéral belge au Patrimoine mondial de l’Humanité auprès de l’Unesco qui les a effectivement classées en date du 7 juillet 2017, ce qui est d’assez bon augure pour une juste préservation. Espérons que le promeneur du futur puisse la par­courir à son gré et l’appeler, lui aussi, et pour longtemps encore : « Soignes, ma belle ».

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Soignes
AARHUS OU LA « FÉLI-CITÉ »

 

Aarhus abrite, paraît-il, les habitants les plus heureux du Danemark. Fondée au VIIIe siècle par les Vikings sous le non d’Aros, cette ville portuaire importante située sur la côte orientale de la péninsule du Jutland est la seconde ville danoise. Sa population est très jeune car elle est constituée de plus de trente pour cent d’étudiants. 

La nature y est fort présente sous forme de plages, de forêts et de champs qui ne sont guère à plus d’un quart d’heure de trajet à vélo, le moyen de transport privilégié dans cette cité où tout est mis en place dans le sens d’un trafic fluide pour l’ensemble des usagers tout à fait respectueux du code de la route. Sur l’un des clichés à venir, vous verrez par exemple des cyclistes faire la file devant un feu rouge, vision quasi surréaliste pour le Bruxellois que je suis, habitué à voir surgir des cyclistes de partout et de nulle part, se moquant des feux de circulation (et du reste du trafic) comme de leur premier tricycle.

Autre étonnement : voir un commerçant sortant précipitamment de sa boutique avec une pince à ramasser les ordures car un papier traînait sur son trottoir. La ville est en effet d’une propreté remarquable. Vous chercherez en vain une crotte de chien. 

Aarhus, véritable centre économique en pleine expansion et foyer culturel rayonnant, a été «capitale européenne de la culture » tout au long de l’année 2017.

 
Dans mon jardin… (divers)

 

« Si vous possédez une bibliothèque et un jardin,

vous avez tout ce qu’il vous faut. »

(Cicéron)

 

L’idée de ce portfolio particulier m’est venue un matin d’automne, après avoir photographié deux feuilles de noisetier joliment perlées de gouttes de rosée, posées sur le caillebotis qui mène à mon jardin. Ernst Haas, un grand photographe américain, disait que les meilleurs objectifs d’un photographe, ce sont ses jambes. Autrement dit, il faut arpenter bien des lieux pour réaliser de bonnes photos. Tout en étant d’accord avec cette observation, je mesure néanmoins l’avantage d’un thème qui permet d’exploiter, sans bouger de chez soi, la lumière et les sujets offerts par un coin de nature relativement confiné.  

J’observe donc depuis mon jardin avec un regard plus attentif encore, à l’affût de la lumière et des visiteurs ailés et autres. À la belle saison, je m’y installe avec un livre et mon appareil photo à portée de main. En divisant mon attention entre le texte et la vision patiente de ce qui m’entoure, et tout en évitant les mouvements brusques, j’ai pu capter plusieurs visites furtives d’un écureuil attiré par les noisettes tombées au sol ou bien encore les va-et-vient industrieux et incessants d’un ramier à la recherche de brindilles bien précises destinées au nid qu’il a choisi de construire dans le houppier d’un bouleau. Dans la foulée, j’ai également pu observer la présence d’une corneille qui suivait avec beaucoup d’acuité l’activité du pigeon architecte. Et ce qui devait arriver arriva. La corneille, après avoir chassé le propriétaire, s’est engouffrée dans le nid en construction et est repartie avec quelque chose de blanc au bout du bec. J’ai tout d’abord pensé qu’il s’agissait d’un œuf mais après qu’elle se soit posée sur une corniche, la corneille a relâché avec un coassement dépité ce qu’elle tenait dans son bec et qui n’était finalement que des pétales de cerisier que le ramier avait patiemment et délicatement posé au fond de son nid en guise de confortable finition.

Parmi mes rares souvenirs de prime enfance dominent les images d’un jardin que le petit citadin que j’étais a dû visiter avec une émotion due au contact avec Dame Nature qui dure aujourd’hui encore, et dont je me rappelle confusément à chaque fois que j’enfonce le déclencheur de mon appareil photo… 

 

 

« Mystérieux jardins de ma lointaine enfance, 

Royaume ensorcelé perdu dans la distance. »

 (Fernanda Castro)