A spoonful of sugar


Ça, c’est la tête que je tirais en redécouvrant Mary Poppins, que je n’avais plus revu depuis des lustres… En 1964, Walt Disney a produit le film familial ultime. Dans Mary Poppins, on voyage à travers les dessins, les oiseaux chantent en chœur, les jouets se rangent en un claquement de doigts, le rire est une maladie contagieuse qui nous fait élever dans les airs, la nounou magique devient mère de substitution et, à la fin, le papa rigide comme une pendule retrouve son âme d’enfant… Quelque soit l’âge du spectateur, il est proprement impossible de résister au charme de ces effets spéciaux d’époque, à la joie inouïe de ces chansons (devenues standards connus de tous), aux clowneries de Dick Van Dyke et, surtout, à Julie Andrews, plus belle que jamais – particulièrement avec de la suie sur le minois. En un clin d’œil, elle est entrée dans l’histoire du cinéma, et avec elle ces innombrables scènes d’anthologie (mention spéciale au « Step in time » des ramoneurs à claquettes !). Ode à l’imagination, à l’enfance et à la joie de vivre, Mary Poppins est un émerveillement constant qui fait rêver les gosses et fait retomber les adultes en enfance. Une autre idée simple et géniale (que constate avec mon regard d’aujourd’hui), c’est d’avoir personnalisé cet émerveillement à l’écran par le biais de ces deux adorables frimousses *tiens, la gamine ressemble à Patricia Kaas* : on ne compte plus les bouches entrouvertes et les yeux ronds. Ce qui me mène à l’argument choc à l’indispensable acquisition du DVD: il faut montrer ce film à ses enfants.

En le revoyant aujourd’hui, j’ai également mieux pu percevoir, cachée à la fin du film, cette sublime note d’émotion : à l’heure du départ, Mary a accompli sa mission (rétablir l’affection entre les parents et leurs enfants), mais elle repart seule, le cœur serré. Comme le lui rappelle son parapluie parlant, ces enfants, elle les aimait. « Spit spot », le verdict est indiscutable: chef-d’œuvre.

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