Au temps de Marguerite Donnadieu




Noguez a mené son enquête, évidemment, présentant les arguments «pour» et «contre». Parmi les premiers: une citation en exergue de Racine dont Duras a toujours été une grande admiratrice, dont elle a vu les pièces dans les années 1930 et qu’elle lit frénétiquement à l’époque; des déclarations postérieures de l’intéressée elle-même concernant notamment des romans écrits pendant la guerre avec «une bande de jeunes»; des liens entre ce roman, son histoire et ses personnages, et ceux qu’elle écrira plus tard; des tournures typiques, etc. Parmi les «contre»: la psychologie de certains personnages, les références littéraires, le style fait d’expressions datées et de poncifs – Noguez émettant alors l’hypothèse d’une «première» Duras.


Affaire à suivre, donc, et peut-être rapidement car, d’après Noguez, la réédition de Caprices «n’est probablement qu’une question  d’années, voire de mois». Espérons-le.