Bruges 1


Moine dominicain traversant le Béguinage © Luc Teper

Le premier regard sensible que j’ai posé sur Bruges date d’un rude matin d’hiver de 1979. Dès le soir de Noël, la neige est tombée dru sur le littoral belge et sur les Polders. La magie était au rendez-vous.

Quelle que soit la saison, photographier un lieu de haute civilisation tel que Bruges est un réel plaisir. Henri Bonnier dit qu’il s’agit d’une cité qui donne envie de se sentir intelligent. La cité se compose de certains endroits qui vous aimantent physiquement et spirituellement.

Lorsque je vais à Bruges, toujours dès potron-minet, j’entame mon périple par le Béguinage où je sais pouvoir reposer mon âme dans la contemplation de son jardin intérieur, symbole de Paradis, et qui oppose son tapis vert à la blancheur des maisons dont les fenêtres à meneaux préservent l’intimité des sœurs dominicaines derrière un voile de dentelle. Mais les villages, la nature et les canaux de l’hinterland fascinent également par leur singularité.