Camus, toujours


Cette énième bio sur Camus n’est pas le fruit d’un opportunisme éditorial flairant le “bon coup” des anniversaires macabres. Vircondelet insiste sur les liens indéfectibles qui unissent Camus à l’Algérie, et qui éclairent tout son parcours, y compris, voire surtout, les dernières années, si difficiles, durant lesquelles, rejeté par l’intelligentsia parisienne et sartrienne, couronné par Nobel qui l’effraie, il essaie de faire entendre une voix différente sur la guerre d’Algérie. Camus a toujours voulu la mesure, l’équilibre ; il sera mal compris par tous, sur cette question, tant les défenseurs de l’Algérie française que les thuriféraires de l’indépendance à tout prix. Vircondelet est né aussi à Alger. Il est frère de Camus, pour cela. Mais aussi pour cette compréhension en profondeur d’une des œuvres majeures du XXe siècle, qui a ses terribles zones d’ombre et d’angoisse, autant que de déchirants appels à un espoir qui se refuse.

#AlbertCamus