Dans la tiédeur de l’année qui s’écoule

Dans ce dernier numéro d’« un autre regard », je veux vous souhaiter à tous

DES FÊTES DE FIN D’ANNÉE ANIMÉES

Profiter d’ « être ensemble » avec la famille et les amis près des petites lampes clignotantes d’un sapin et peut-être avec une crèche traditionnelle chauffée par la petite flamme vacillante d’une bougie. Mais les isolés aussi « fêtent » ces jours pleins de mélancolie, sans amour, famille ou amis. Ce sont des journées pénibles, au cours desquelles, espérons-le, il y a une petite lumière qui s’allume, grâce à une visite ou une conversation bienfaisante avec d’autres « isolés ».

Vous tous allez bien, et souhaitons une année 2010 heureuse, sans gros soucis matériels mais surtout une année pendant laquelle le tissu social sera renforcé. Pour que nous puissions continuer à regarder pleins d’admiration toutes les belles choses que la vie peut offrir — au moins dans nos pays riches. L’année écoulée a été pleine de petits et grands événements qui nous ont tous touchés d’une manière ou d’une autre. Joie ou ennuis concernant des choses très simples. Des choses que nous ne trouvons pas dans les journaux. Contentement ou tristesse à propos de ce qui se passait autour de nous.

À chaque « autre regard », je me posais la question de savoir si ce n’était pas trop mordant, si la barre n’était pas placée trop haut. Si la critique émise à un moment précis n’allait pas influer sur la vie de quelqu’un ? Une critique en faveur de la critique. Garder la distance n’est pas évident. Mais alors je reçois un petit avis : « continuez », précisément comme si cette personne connaissait mes doutes. C’est sensé, et pas mal d’autres personnes marquent aussi de l’intérêt pour cet « autre regard » Peut-être partagent-elles mon espoir et mon unique motivation : la situation peut s’améliorer.

De quoi sera fait 2010 ? Se pourrait-il que les rédactions des journaux, dans la tiédeur de l’année qui s’écoule, se ravisent à propos du journalisme publicitaire ? Concernant des collaborations rédactionnelles avec des publicités pour soi-même, ou pour l’un ou l’autre hôtel chic au coeur de Bruxelles. Ou, pour le dire avec les mots de Tom Naegels (De Standaard 18/12), « Tous les journaux, et certainement les suppléments du week-end, abondent en publireportages soigneusement taillés sur mesure pour l’annonceur et dont le public cible est aussi par hasard celui du journal. » Serait-ce possible que nous puissions commencer l’année 2010 avec une formidable nouvelle : que l’empreinte écologique du Standaard et des autres journaux du week-end soit diminuée de moitié et le prix arrondi vers le bas ? Peut-être s’agit-il ici de récriminations de quelques uns « qui ne connaissent rien au fonctionnement actuel d’un groupe de presse ». Pourquoi un journal rechercherait-il la qualité, alors que la majorité des lecteurs ne prend même pas la peine de lire les chroniques attentivement ? Quelqu’un qui est considéré comme porte-parole des médias l’a déclaré : « Les photos disent plus que ce que le journaliste développe autour ». Alors je me demande comment ces chouettes garçons et filles de la rédaction se sentent face à cette idée : si la profession leur échappe, il faut danser sur le rythme du marketing ; être gentil, ou à contre-courant, ou écrire sans contenu.

De l’air cuit se vend apparemment mieux que de l’air propre.

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