De haut vol

Dragons, de Chris Sanders et Dean DeBlois


L’histoire de Hiccup (Harold en VF), jeune Viking mal intégré dans sa tribu. Combattre les dragons à longueur de journée, ce n’est pas son truc. Tout basculera le jour où il rencontre un dragon blessé, qu’il arrivera à apprivoiser. Leur amitié va complètement changer la donne… Mais pour convaincre les siens de ne plus chasser les dragons, la lutte sera difficile.

Autant l’avouer d’emblée : avec DreamWorks Animation (volet images de synthèse), ce n’est pas la grande histoire d’amour. Fourmiz, Shrek (le 1er), Nos voisins les hommes et Kung Fu Panda sont ma foi très sympathiques, mais pour le reste, leurs productions (Shark Tale, Madagascar, Bee Movie, Monsters vs Aliens, etc.) n’ont en rien marqué l’Histoire et n’arrivent pas (je dis ça sans tous les avoir vus) au tiers du quart de la cheville d’une production des Studios Pixar, pour citer leur concurrent le plus direct. Je ne vais pas me lancer dans une étude comparative, les films parlent d’eux-mêmes.

Mais revenons à nos dragons. En attendant la sortie de Shrek 4, profitons-en : la dernière production DreamWorks est une belle surprise, une vraie réussite. Aux commandes, on retrouve les réalisateurs de Lilo & Stitch, l’un des derniers Disney traditionnels (dessinés) encore plaisants. Bon, au niveau du scénario, il y a encore quelques leçons à prendre chez Pixar. Dieu merci, on nous a épargné cette fois l’humour idiot et les références à tout-va (je sauve le clin d’œil évident à Gladiator), et il y a une vraie maturité dans l’écriture, particulièrement dans les relations entre les personnages. Par contre, les thèmes exploités sont vus et revus (un membre d’une communauté qui ne se sent pas à sa place; amitié avec « l’ennemi »; le fils qui ne trouve pas la reconnaissance du père; etc.), et l’intrigue, très balisée, ne surprend à vrai dire jamais. Malgré tout, le film démontre une belle efficacité, ne souffre d’aucun coup de mou et emporte l’adhésion grâce à ses personnages attachants et une direction artistique de haut vol. La 3D donne encore plus d’ampleur au spectacle, particulièrement dans les scènes de vol, littéralement époustouflantes. Amusant, touchant et décoiffant, ce Dragons (How To Train Your Dragon en VO) vaut assurément le détour.

Ce fut ma première séance 3D à l’UGC, qui s’est enfin décidé à investir dans cette nouveauté technologique. L’expérience fut concluante. Restons toutefois prudents et fions-nous aux échos : tous les films projetés en 3D ne valent pas forcément le détour. Il peut en effet arriver que la 3D ne soit parfois pas assez convaincante pour mériter le supplément d’un euro. Alice aux Pays des Merveilles en 2D, ça suffisait. Quant au Choc des Titans (un nanar hollywoodien que je vous déconseille fortement), la 3D apparemment complètement ratée était carrément déconseillée. Même le guichetier de l’UGC le disait ! Voilà ce qui arrive quand les producteurs veulent « gonfler » leur film en 3D pour surfer sur la vague Avatar

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