Feutre noir et tsitsit, allez au diable !


Parvenu à l’âge adulte, Shalom épouse Orli (juive aussi peu orthodoxe que lui) et coupe les ponts avec sa famille. Mais apprenant qu’il va être père, il est partagé entre son besoin vital de se tenir à l’écart de tout fondamentalisme religieux et paradoxalement un besoin de racines. Se pose alors la question : va-t-il faire circoncire son fils ?

Le livre est la preuve de ce nouvel adage (inventé à l’instant juste pour vous) : « Chassez le religieux, il revient au galop ». Shalom est tiraillé entre l’éducation qu’il a reçue et ses convictions personnelles. A croire qu’il ne faut pas moins d’une génération entière pour se dépatouiller d’un ancrage religieux culpabilisant. A méditer !

La Lamentation du prépuce, Shalom Auslander, traduit de l’américain par Bernard Cohen, 10/18, 305p.