Grâce à la dette


Dans l’écriture dépouillée qui la caractérise, Michèle Halberstadt tisse cette fois le récit d’une jeune fille. Laura vient de perdre sa mère, son père est absent ; elle dérive, se laisse influencer et commet “une grosse bêtise”. Laquelle, malgré le soutien de son grand-père, va la conduire pour 6 ans en prison. Insupportable. Son “Dada” organise son évasion, et la vie reprend, avec continuellement le couperet, la menace. Grâce à quoi, Laura, devenue Lou, aura une vie (presque exemplaire). Il ne s’agit évidemment pas d’un plaidoyer pour la prison… Celle-ci est un lieu ignoble, où les plus jeunes se perdent à jamais. Ce qui compte pour l’auteur, c’est la puissance que nos secrets exercent sur nos vies, pour nous rendre meilleurs, parfois – quitte à prendre le risque de nous détruire. Sans oublier l’amour et ses miracles. Un récit touchant sur ces dettes infinies qui nous créent, parfois un peu trop froid, mais dont le final ravira les lecteurs…