Il faut

Des verges pour se faire battre, Jacques Vergès n’a jamais manqué d’en donner à ses innombrables adversaires. Pourtant, il ne s’est pas démonté (même s’il perdait le plus souvent), maintenant l’anticolonialisme comme axe constant de ses plaidoiries – il faut y voir sa meilleure part, diabolique pourquoi pas. Vergès vouait un culte à lui-même : et la détestation à son encontre en rajoutait encore à la fascination qu’il exerçait. Ceci dit, à défendre l’indéfendable, il a parfois côtoyé l’innommable : pour  Barbie, par exemple, en faisant le procès de la Résistance, qu’il avait pourtant rejointe très jeune.

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