Il faut

A mes yeux, l’événement capital de 2012 est naturellement la décision de Philip Roth d’arrêter d’écrire. Il faudrait la transposer à d’autres professions (banquiers, politiques, économistes et autres si assurées, toujours promptes à ajouter une ligne à leurs éternelles répétitions), quand il déclare : « Je me suis rendu compte que je n’allais pas avoir d’autres grandes idées, ou que, si j’en avais, j’allais beaucoup souffrir. Je sais que je ne vais pas écrire aussi bien qu’avant. Je n’ai plus l’énergie pour supporter cette frustration ». Mais lui s’y tiendra.

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