Joyeux fourre-tout : de quelques livres inclassables


Le siècle s’ouvre par le manuel scolaire, «lieu de mémoire fonctionnel» (Pierre Nora) dans les pages duquel figurent des extraits des livres de Marcel Pagnol ou de l’indéracinable Tour de France par deux enfants, «bibliothèque du peuple» (Mollier) présente dans tous les cartables, et donc chez Colette ou dans Le Grand Meaulnes. Cinquante ans plus tard, une pendule anglaise «frappe dix-sept coups anglais» à l’entame de La Cantatrice chauve. Cette «anti-pièce» d’Ionesco créée en mai 1950 au Théâtre des Noctambules, par son humour absurde, par sa remise en cause de la notion temporelle, va révolutionner le théâtre moderne. Entretemps, on aura vu défiler toute une série d’objets divers: le canapé (1901), à la frontière entre deux mondes, ceux des «conventions mondaines» et de «leurs transgressions sexuelles», lié au théâtre bourgeois et singulièrement à celui de Feydeau; le vélo (1903) loué par Alfred Jarry dans Le Surmâle puis dans La Passion considérée comme une course de côte; le Manège (1906) apparu pour la première fois dans Romances sans paroles de Verlaine qui découvre les chevaux de bois dans la capitale belge en compagnie de Rimbaud; le dandysme en littérature observé à partir du prix Goncourt décerné en 1911 à Monsieur de Lourdines d’Alphonse de Châteaubriand.






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