Le décès d’une grande dame

12h30 ce 24 mai, flash info sur la Première : quelle n’est pas ma surprise d’apprendre la mort de notre grand écrivain Jacqueline Harpman, figure marquante s’il en est du monde littéraire belge tant par ses romans que par ses essais, ses nouvelles ou ses pièces de théâtre. On la savait malade, il n’empêche, mon cœur se serre. Celle qui nous a enchantés avec La Plage d’Ostende, Orlanda, Le bonheur dans le crime, La Fille démantelée, La Mémoire trouble, Jusqu’au dernier jour de mes jours, Ce que Dominique n’a pas su et tant d’autres merveilles, n’est plus. Me viennent spontanément en tête trois de ses œuvres : les magnifiques La Dormition des amants, En toute impunité et Moi qui n’ai pas connu les hommes – un ovni dans la bibliographie de Jacqueline Harman et par ailleurs l’un des meilleurs romans belges du XXe siècle qu’il m’ait été donné de lire (ça n’engage bien sûr que moi :-)). A travers toute son oeuvre et par l’entremise d’une plume particulièrement élégante, elle s’est attachée à sonder l’âme humaine sans jamais se départir d’un humour caustique. On la regrette déjà.