Le monde comme il s’en va, 11, 10

En voilà un, écrivain américain dont (on le comprendra à la lecture) il n’est pas judicieux de livrer le nom, qui est « professionnel » jusqu’au bout des ongles :

« J’ai dit à ma femme que je m’en chargeais, et elle a été attendre dans la voiture avec ma fille, en faisant déjà tourner le moteur. J’ai écrit la date et j’ai commencé. « Chère Madame Bidule, ma fille Caroline… » – non, Caroline est évidemment ma fille. J’ai déchiré la page et j’ai recommencé : « Hier, mon enfant… » Non, ce n’était pas mieux. Et j’ai continué comme ça jusqu’à ce que j’entende un coup de klaxon. Ma gamine était en pleine panique. Il y avait tout un tas de pages froissées par terre. Ma femme a déboulé, et a crié « Oh non, je n’y crois pas ! Je ne peux pas croire ça ! » Elle a pris le bloc-notes et un crayon, pour rédiger en un éclair quelques lignes. J’avais essayé de rédiger le mot d’absence parfait. Cette expérience a été très édifiante pour moi. Ecrire est immensément difficile. Les textes courts en particulier ».

Et même au-delà, jusque dans les conclusions qu’il tire de cette « expérience »…

0 vue0 commentaire

Posts récents

Voir tout

Le monde comme il s’en va, 10,3,2

Pascale Peraïta revient… Selon La Libre, l’ancienne Présidente du CPAS de Bruxelles va interrompre son conge sans solde et réintégrer, dès vendredi 6 octobre, son poste de directrice générale du Samus

Le monde comme il s’en va, 10,3

… Que Peraïta revienne à la direction du Samu Social… Oui, cela semble impossible. Et pourtant : cela n’a rien de  « surréaliste », sachant en outre qu’on n’est pas ici dans une question de morale, d

Le monde comme il s’en va, 74

Si sa mort est passée vite dans le champ médiatique, il faut quand même se souvenir que Jerry Lewis a été le seul acteur dans toute l’histoire du cinéma qui, étant complètement ligoté et incapable de