Le monde comme il s’en va, 12,2

Cela ne saurait surprendre personne : Abou Bakr Al-Baghdadi, le chef de l’Etat Islamique et Calife auto-proclamé de tous les musulmans, menacé dans son réduit comme Ben Laden l’était dans les grottes des zones tribales en Afghanistan, a lancé, dans un message audio, un appel à « tenir Mossoul » et à résister par tous les moyens à l’avance de l’armée irakienne.

On connait ces moyens : se mêler à la population civile, s’en servir comme de boucliers humains, tuer les mécréants et mourir en martyr. Comme le dit un observateur : « Ces gens qui tuent de manière indifférenciée sont eux-mêmes indifférenciés par l’organisation de masse qui les prend en charge. Cela n’est possible que dans une société atomisée par une désaffiliation des liens de reconnaissance symbolique (liée à l’urbanisation, au déracinement, à la précarité sociale…). Ils se jettent dans les bras d’un appareil qui les prend totalement en charge du point de vue de la capacité de penser, de décider, de vivre. En fait, ils sont déjà morts, socialement ou subjectivement, identifiés qu’ils sont au corps de leur organisation ».

Bref, un fascisme. Viva la muerte, le sanguinaire retour…

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