Le monde comme il s’en va, 14,12

De l’autre côté, Hillary Clinton reçoit depuis des mois le même boomerang dans la figure. L’affaire de sa messagerie et de ses e-mails (on lui reproche l’usage discrétionnaire d’un serveur privé quand elle était Secrétaire d’Etat entre 2009 et 2012) la suit à la trace. La persévérance de ce vent contraire aura-t-elle raison de sa détermination à devenir Présidente des Etats-Unis ? On ne peut l’exclure.

A cet égard, on ne peut manquer de faire un parallèle avec son mari, qu’on appelait Teflon Bill, tant rien ne pouvait jamais s’accrocher à lui – quoique, tout de même, il a échappé de peu à un impeachment déshonorant au moment de l’affaire Lewinski -, tandis que son talent oratoire accrochait le public. Ici, c’est le contraire : tandis que l’ex-Première Dame ne parvient pas à se débarrasser pour de bon de ses casseroles, rien de ce qu’elle dit n’est retenu durablement – il est vrai qu’il n’est sûrement pas simple de débattre avec le non-débatteur patenté qu’est Trump.

La réalité, c’est que Clinton a multiplié les erreurs stratégiques dans sa mauvaise campagne : si elle est élue, ce sera en grande partie grâce à l’aversion que produit son adversaire, dont on s’accorde pour stigmatiser le côté incontrôlable et inculte, sur l’électorat modéré et sur les communautés (les femmes, les afro-américains, les latinos). Et ce sera sa responsabilité, en cas de malheur, d’avoir ouvert la route à rien de moins que Donald Trump et à tout ce qu’il amènerait dans ses bagages…

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