Le monde comme il s’en va, 14, 2

« Si elle (Hillary Clinton) a la possibilité de choisir ses juges à la Cour Suprême, il n’y a rien que vous puissiez faire, les gars. Bien que, avec le second amendement (qui garantit à chaque américain le droit de posséder des armes) – peut-être qu’il y a une solution, je ne sais pas ». Donald Trump s’en prend à l’intention proclamée de son adversaire démocrate de limiter, devant des massacres répétés et dans certains cas seulement, cette autorisation unilatérale. C’est du Trump dans le texte, bien sûr : si reconnaissable que, toutes proportions gardées, il n’est pas besoin de recourir à une traduction… Il n’aura rien fallu de moins qu’une telle déclaration pour inciter le chroniqueur à entamer une série sur le personnage, histoire sans doute d’atteindre sans trop de difficultés certains abysses.

En même temps, il est intéressant de s’attarder sur certaines réactions à cette nouvelle saillie. D’aucuns y voient un appel au meurtre, au moins implicite. Un tel doute de ses capacités à devenir Président ; d’autres (pourtant Républicains) mettent en garde contre sa « dangerosité » s’il accède à la Maison-Blanche ; d’autres encore se demandent carrément si The Donald n’est pas purement et simplement « un sociopathe ». De leur côté, ses conseillers ressortent le bon vieil argument des « propos sortis de leur contexte par des méthodes malhonnêtes », et surtout affirment que, en réalité, la déclaration est une sorte de formule codée, un moyen d’unifier ses électeurs autour d’un thème aisément repérable, d’ailleurs accentué par l’emploi du « les gars », à l’aimable familiarité. Quoi qu’il en soit, il est clair que, à mesure que l’échéance approche, Trump ira toujours plus loin : et que, dans son cas, cela signifie aller toujours plus bas.

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