Le monde comme il s’en va, 14,7

Si on a bien lu, à l’issue du premier débat entre les candidats, The Donald, qui n’a cessé de marteler pendant la campagne des primaires que « seul la victoire l’intéressait » et que « personne ne retenait le nom de ceux qui sont arrivés en second », s’est rapproché de sa hantise absolue, et augmenté ses chances de terminer second de l’élection présidentielle du 8 novembre. Mais restons prudent : il reste deux débats (ou non-débats, selon le point de vue) pour inverser la tendance. En tout cas, le voilà aussi pris en tenaille : lui qui se targuait de n’avoir rien preparé pour laisser cours à sa spontanéité (c’est-à-dire son goût de l’insulte et de l’a-peu-près) n’est pas parvenu à désarçonner sa rivale démocrate : au contraire, son manque de préparation et de connaissance des dossiers a nettement transparu. Maintenant, de deux choses l’une : soit il ne prépare toujours rien, et il s’expose à des déconvenues du même ordre la prochaine fois ; soit il se prépare vite fait et risque d’être trop court et à contre-emploi, dans un habit mal taillé pour lui – sans compter que la nécessité de gagner ce débat-là et le suivant va forcément le pousser à revenir à sa posture de base (et basique), et laisser son tempérament explosif prendre le dessus : et accessoirement le submerger et l’affaiblir.

A ce stade, Trump va devoir sortir de sa rhétorique sur « l’Amérique qui perd » après les deux mandats d’Obama, et préciser même vaguement son programme et ses projets, pour faire avaler qu’il serait qualifié pour le mettre à exécution ; ou alors, tout miser sur l’irrationnalité et l’inexpérience pour faire triompher « l’anti-système », loin des critères classiques de la politique. Autre prise en tenaille…

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