Le monde comme il s’en va, 2

N’importe où. N’importe quand. N’importe qui. Par n’importe qui. N’importe comment – pourvu qu’on répande la terreur et la mort, que cela tourne au carnage, au massacre de « mécréants » et d' »infidèles ». Avec n’importe quel type d’arme, ce qui se trouve sous la main – hache, couteau, camion, machette, ceinture d’explosifs, arme de poing : en attendant le gaz ? Peu importe : Daesch revendiquera. L’auto-proclamé « Etat Islamique » est devenu un label, qu’il dépose sur un nouvel attentat comme s’il attestait une marque de fabrique ou garantissait qu’une nouvelle « action » a été exécutée conformément à ses instructions : comme s’il recrutait des émules au-delà de la mort. La seule surprise, à ce stade, serait que Daesch démente quoi que ce soit.

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