Le monde comme il s’en va, 20

Ce titre invraisemblable récemment dans un journal : « C’est surréaliste qu’il n’y ait aucune victime (dans un incendie de forêt dans le sud de la France) » porte à son apogée l’omniprésence d’un mot. A tout instant, depuis des années, pour qualifier tout et n’importe quoi qui sortirait de l’ordinaire (selon des critères empruntés au tout-venant, bien entendu), on lit ou on entend ce genre de commentaires :  » …blabla a donné lieu à une scène surréaliste… », ou encore « blabla une déclaration surréaliste… ». Si c’est une tentative, même inconsciente, de désamorcer, en banalisant le terme, la puissance d’un mouvement de révolte, et, pour ce faire, de l’annexer dans le charivari de « l’actualité », soyons réaliste, c’est manqué. Et il faut en tirer les conséquences…

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