Le monde comme il s’en va, 21

Huit ans après, le Comité International Olympique a décidé de décerner la médaille d’or du relais 4 x 100 mètres des Jeux de Pékin à la Belgique, l’une des relayeuses russes (Yulia Chermonshanskaya) ayant été convaincue de dopage aux stéroides. Cette récompense sera remise lors du prochain Mémorial Van Damme, en septembre. Il faut donc du temps pour que la tricherie éclate au grand jour, à coups d’analyses et de contre-analyses, et sûrement aussi de marchandages en coulisses. En même temps, les relayeuses belges, elles, sont au moins assurées que cette médaille suprême sera définitive. Quand Lance Armstrong s’était vu dépossédé de ses sept victoires consécutives sous stupéfiants au Tour de France, entre 1999 et 2005, ces divers succès avaient été répartis entre les coureurs classés respectivement deux fois 10ème, 4ème, encore 10ème, 5ème, 8ème et 7ème : mais d’autres sources avaient livré des palmarès différents.

Et pendant ce temps, la lanceuse d’alerte russe Ioulia Stepanova, terrée quelque part aux Etats-Unis avec son mari, ancien contrôleur de l’agence russe antidopage, a annoncé que ses courriels et son compte sur le système Adams – permettant de « tracer » les athletes pour qu’ils se soumettent à des contrôles inopinés – ont été piratés. Dans son message, filmé avec une webcam, Stepanova a été on ne peut plus claire : « Je veux que vous sachiez que, s’il nous arrive quelque chose, ce ne sera pas un accident ».

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