Le monde comme il s’en va, 24, 1

Il est temps d’inaugurer une nouvelle série – mais pas au sens d’ouvrir un nouveau front. Car, de la présidentielle de 2017 en France, on peut déjà dire quelques évidences. C’est fou (au sens de « rendre fou ») le nombre de politiques qui s’imaginent avoir un destin suprême, même s’il y aura forcément un écrémage lors des primaires de la droite et de la gauche pour désigner un seul candidat au final : c’est un trop-plein qui cache un vide sur le plan des idées. Ou alors, cette pléthore de candidats putatifs montrerait plutôt par l’absurde qu’il est difficile d’imposer de nouvelles idées dans une telle élection : puisqu’on risque de retrouver strictement les mêmes principaux candidats qu’en 2012, sans que leurs discours aient integré grand-chose des nouveaux enjeux qui pointent.

Et puis, en l’état actuel des choses, il ne faut pas  se dissimuler que, dans une certaine mesure, le vainqueur est déjà connu, sans qu’on puisse encore le nommer. Ce sera le second du premier tour, celui qui affrontera ensuite Marine Le Pen. Celle-ci ne pourra cette fois encore pas fédérer grand-monde autour d’elle – mais le temps passant, à la prochaine édition elle n’en aura peut-être plus besoin. Et tout porte à croire que celui-là serait moins bien élu que Jacques Chirac en 2002, contre le père Le Pen : et qu’il ne pourra pas se permettre de l’ignorer…

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