Le monde comme il s’en va, 24,6

La montée en puissance d’Emmanuel Macron dans les sondages, pour l’élection présidentielle française de 2017, est-elle le symptôme de la recherche d’un homme providentiel, vieille marotte de la Vème République ? Signifie-t-elle une volonté de rajeunir et de renouveler l’offre politique, tant les candidats déclarés – et probablement les derniers en piste – sont identiques aux éditions précédentes, ou font partie du paysage depuis des décennies, tout comme leurs discours ? Est-elle l’illustration d’une sorte de bulle spéculative, entretenue voire créée par les médias, dans la mesure où Macron, ancien banquier (et sûrement prêt à le redevenir si les choses tournent court pour lui) et ouvertement non-socialiste, serait susceptible de dépasser les clivages partisans ?

Cela dit, peut-il aller loin, même s’il est « en marche » pour reprendre le nom de son mouvement ? Pas de mandat électif (et pour cause : il ne s’est jamais présenté nulle part…), pas d’appareil qui se rangerait derrière lui, pas de fonds, pas de parrainages – et pas beaucoup d’idées originales non plus, jusqu’ici… A ce train, il lui sera difficile d’avoir une majorité dite « présidentielle » ; et il faudra à « l’homme providentiel », si c’est bien lui, cohabiter avec d’autres que lui-même…

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