Le monde comme il s’en va, 24,9

Dans moins d’un mois, François Hollande devra dire s’il est candidat à un second mandat de Président de la République française, et ainsi d’abord à la primaire de la gauche à laquelle il s’est engagé à participer.

Isolé, attaqué de partout pour sa gestion, ses revirements et ses manquements à son programme , moqué pour son goût des confidences à tout propos à des journalistes défilant dans son palais, cible attitrée des nombreux candidats déjà en course et en campagne, Hollande croit pourtant à sa capacité inentamée de redresser la barre, à défaut des torts. Pourtant, plusieurs de ses proches n’y croient pas, ou plus : il vaudrait mieux, selon eux, ne pas s’abîmer dans une campagne périlleuse : le risque est grand d’une humiliation suprême pour un Président sortant, qui serait absent au second tour, voire exclu de la campagne proprement dite s’il est défait dans la primaire socialiste de janvier 2017.

En même temps, comment imaginer que Hollande ne se représente pas ? Ce serait comme s’il désavouait lui-même son propre bilan, et le jugerait indigne d’être soumis au vote des électeurs. Le dilemme qui se pose à lui (se représenter ou non) est hautement toxique : d’autant que, dans les deux cas, il pourrait être mort politiquement, mais aussi historiquement…

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