Le monde comme il s’en va, 25

Deux nouvelles preuves que rien n’est simple…

A La Haye, le chef de la Brigade des Moeurs du groupe Ansar Eddine comparaît devant la Cour Pénale Internationale, pour la destruction de la Porte Sacrée de la mosquée Sidi Yahia, au centre de Tombouctou, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ahmed Al-Faqi Al-Madhi, dit Abou Tourab, plaide coupable. Il reconnaît avoir fourni le matériel destiné au saccage (hommes, bêches, barres de fer), désigné les lieux à abattre, dirigé les « travaux » et préparé le sermon justifiant l’opération. Il a donc bien été la cheville ouvrière de celle-ci : mais sa ligne de défense consiste aussi à pretendre s’être opposé à cette destruction : non qu’il aurait fait volte-face sur un plan théologique (il considère toujours que les mausolées détruits étaient illégaux au regard de la charia), mais à cause des craintes que lui inspiraient les réactions de la population. Les émirs ayant maintenu le funeste projet, il se serait exécuté.

D’autre part, à Gazantiep, en Turquie, un kamikaze s’est fait exploser en pleine fête de mariage dans la communauté kurde, causant la mort de 54 personnes, dont plusieurs enfants. Le Président turc Erdogan a affirmé que l’attentat avait été commis par l’EI et que son auteur était justement un enfant entre 12 et 14 ans ; jusqu’ici, l’attentat n’a pas été revendiqué, et on ne connaît pas l’identité (ni, à fortiori l’âge) de l’auteur du massacre. D’autant que Daesch (EI), pour des motifs stratégiques, n’a jamais revendiqué aucun attentat en Turquie, alors qu’il le fait systématiquement dans les pays occidentaux.

On sait bien que l’organisation Etat Islamique a une bonne connaissance des phobies des citoyens occidentaux, et que ses membres, dormants ou non, en jouent ouvertement, en les transgressant l’une après l’autre, pour mieux les alimenter, et aussi pour démontrer qu’il y a plusieurs humanités…

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