Le monde comme il s’en va, 27, 1

(Une nouvelle série, dont on mesure déjà qu’elle ne s’achèvera jamais, tant son thème est un chantier permanent, une sorte de work in progress en plusieurs langues (mais avec des rythmes très différents selon qu’on est du côté francophone ou du côté néerlandophone).

On pointe, ici et là, le fait que, en s’ajoutant aux tendances induites par les précédentes, la sixième réforme de l’Etat a engendré un monstre hybride et inefficace, coûteux et épuisant. On parle de failed State, un Etat incapable d’affronter les défis du présent (sans même parler du futur), tant il accumule les conflits ou les chevauchements de compétences et tend ainsi vers l’affrontement entre l’échelon fédéral et les entités fédérées (d’autant qu’on a opté pour l’absence de hiérarchie des normes entre les deux niveaux), et ainsi vers l’immobilisme. On plaide même, dans certains milieux, pour une refédéralisation de certaines matières, une perspective que, naturellement, les forces centrifuges (et le parti politique qui l’ incarne et domine actuellement le paysage) récusent formellement. A l’heure d’entamer cette série sur la Belgique, il faut postuler que, si ce pays abrite six parlements (et autant de gouvernements), quatre régions linguistiques, trois régions en termes de territoire et trois communautés en termes de population, eh bien c’était tout simplement le prix à payer pour assurer jusqu’ici sa survie (à suivre)

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