Le monde comme il s’en va, 27,2

Avant que la Wallonie ne revienne sur la carte de la Belgique, la voici pour un petit temps sur la carte du monde. Que faut-il penser de cette affirmation, non concertée avec ses voisines, qui lui vaut l’intérêt de la presse internationale faisant le pied de grue devant son Parlement à Namur, avec le CETA en point de mire ?

On parlera de politique politicienne, dans la mesure où, le gouvernement fédéral s’étant engagé à ne pas signer l’accord de libre-échange avec le Canada si les entités fédérées (autrement dit, les gouvernements régionaux et communautaires) ne signaient pas eux-mêmes le texte proposé, et sachant que les majorités politiques sont différentes d’un Parlement à l’autre en Belgique, le veto wallon amène de facto une situation de blocage, susceptible de se répercuter à l’échelle de l’Union Européenne, puisque l’un des membres fondateurs de celle-ci ferait défection. Evidemment, il est difficile de croire que l’appel wallon à l’ouverture de nouvelles négociations, sur des bases différentes, puisse être entendu, « l’accord étant fermé » ; et on peut supposer que les pressions de toutes sortes pour que le texte soit tout de même signé le 27 octobre ne faibliront pas. Reste qu’il faudra bien trouver une porte de sortie qui ne s’écroulerait pas en aplatissant la Wallonie…

Mais les vraies questions induites par ce veto sont ailleurs. C’est le principe même d’un libre-échange non tempéré par la puissance publique et d’une mondialisation qui ne profite pas à tout le monde qui sont en cause ; et accessoirement, que l’architecture des institutions de la Belgique peut se paralyser à tout instant et qu’il deviendra de plus en plus aléatoire de les fluidifier…

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