Le monde comme il s’en va, 27,3

L’opposition au CETA menée par la Wallonie (avec la Région bruxelloise et la Communauté Française en appuis fort discrets) est-il le comble du processus démocratique, ou bien un sous-produit d’un populisme de saison ?

En appeler à la démocratie, c’est toujours plus ou moins jouer sur les mots. « On prendra le temps d’examiner le texte », dit-on du côté du Parlement Wallon : certes, mais, après l’accord intra-belge de ce jeudi matin, il y a lieu de réunir les trois parlements concernés et de donner une réponse favorable pour demain vendredi avant minuit. Bref. Tout est donc question de recherche d’un point d’équilibre : un accord a été trouvé, sous l’égide du Fédéral ; les entités fédérées ont pu amender le texte initial ; les Canadiens n’auront fait que reporter leur voyage ; et, comme esquissé dans cette chronique (voir livraison du 16 octobre), le traité sera ratifié. par l’Union Européenne. Chacun a donc les elements de langage qu’il lui fallait…

Et les accusations de populisme ? Eh bien, pense-t-on vraiment que le PS et le CDH, partenaires de gouvernement à la Région Wallonne, à la Communauté Française et à la Région Bruxelloise, n’ont agi que poussés par l’aiguillon du PTB, qui « monte dans les sondages » ? On reproche aux Wallons d’avoir fait un « coup » politique pour être visibles sur la carte du monde. Même si c’était le cas, on rétorquera qu’il y a toujours une certaine dose de calcul dans un acte politique ; et que, en l’occurrence, le calcul des opposants au CETA, même s’il s’avère n’être pas le bon au final, a tout de même dû être avalisé par tous les intervenants tout au long de la controverse.

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