Le monde comme il s’en va, 34

De nos jours, peut-on encore sortir de ses gonds pour « faire le bien » ? Une série d’articles dans Le Monde a rappelé à quel point Angela Merkel, issue du monde sous cloche de l’ex-Allemagne de l’Est, est une chancelière fédérale particulièrement prudente ; et c’est pourtant la même qui a décidé d’ouvrir la frontière dans la nuit du 5 septembre pour accueillir des dizaines de millliers de réfugiés bloqués à la frontière hongroise, en affirmant à ses concitoyens que Wir schaffen das (« Nous pouvons le faire », « Nous y arriverons »). La voici sanctionnée dans une élection régionale dans le Land du Mecklembourg-Poméranie occidentale : un parti populiste et xénophobe a réussi à imposer comme seul thème de la champagne régionale la problématique nationale de l’intégration des réfugiés, et a gagné : et cela pourrait se reproduire dans les votes prévus localement avant les élections générales de l’automne 2017. Mais on peut créditer Merkel, peu ou pas soutenue par ses étranges partenaires européens, du fait qu’elle ne reculera pas devant son propre courage…

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