Le monde comme il s’en va, 36

A moins que ce ne soit une indéchiffrable manifestation d’humour noir, l’éditorial du mercredi 7 septembre dans Le Soir (Cher Douglas, Dear Douglas) est l’exemple même du fort courant d’eau tiède de mise dans la plupart des commentaires des journaux – alors que, en l’occurrence, la douche est si froide…. L’éditorialiste en chef adresse une sorte de supplique au CEO de Caterpillar, un Douglas R. Oberhelman., pour qu’il « témoigne du respect – « on ne vous demande même pas de la compassion », c’est dire – pour les 2.200 personnes, plus tous les sous-traitants de (son) usine de Gosselies ». Venir « assumer » ? Montrer un « visage humain » ? Sortir de l’anonymat ou de la défausse sur des exécutants qui anônnent des « impératifs légaux » pour ne pas paraître et s’expliquer devant les députés belges ? Bref, se rapprocher alors qu’on est dans un si confortable éloignement ? Et surtout renoncer à la « logique » si différente qui permet justement ce genre de saignée « dans l’intérêt de l’entreprise » ? Oublie… A ce stade, la piste de la récupération du site, de l’outil et des bâtiments est autrement plus porteuse. Même l’éditorialiste en chef en question devrait y souscrire sans vaines lamentations…

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