Le monde comme il s’en va, 41

Manuela Carmena, l’actuelle maire de Madrid, qui se définit comme « une femme politique occasionnelle », parle un langage qui ne risque pas d’être entendu par des critiques perpétuels et « qui savent ». Elle, qui n’avait comme seule expérience politique que celle du militantisme contre le régime de Franco (mais d’aucuns diraient que c’est la meilleure possible…), ne s’est présentée à l’investiture qu’à la demande d’une coalition regroupant le parti Podemos et une plate-forme de groupements citoyens, et ne demandera pas le renouvellement de son mandat en 2019. Elle reconnaît ouvertement que certaines de ses promesses de campagne ne pourront pas être tenues ; que son équipe a commis des erreurs ; qu’il faut « faire les choses peu à peu, expliquer, se tromper, revenir ; voir la gestion politique comme la gestion des choses de la vie de tout un chacun, où on soupèse, on voit, on réfléchit, on se trompe ». Autant dire une « trahison » et une « improvisation » au regard des médias, et que ceux-ci répercutent péremptoirement dans leurs gros titres. Tant pis. Pour Carmena, l’important est de « planter des graines ». Alors, oui, les pousses de ces graines peuvent être fauchées : les bonnes, certes ; mais aussi les mauvaises…

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