Le monde comme il s’en va, 43,2

Il n’y a pas que le filtrage des données (voir la chronique du 22 septembre) qui pose problème.

A l’autre extrémité du spectre, il semble même n’y avoir aucun contrôle : « La radicalité (des positions entre autres politiques) sur les réseaux sociaux est le fruit d’un travail d’occupation mené par des militants s’estimant lésés par les médias traditionnels. Dans cette bataille souterraine, Facebook pose peu de limites et la popularité des contenus prime sur leur véracité – c’est un grand défaut.

Au point qu’est évoquée l’émergence d’une société de la « post-vérité », selon le titre d’une tribune remarquée de Katherine Viner, rédactrice en chef du Guardian. Certes, les fausses informations ne datent pas d’hier, reconnaît-elle dans ce texte écrit après le traumatisme d’une campagne du Brexit pleine de faux-semblants : « Ce qui est nouveau, c’est qu’aujourd’hui les rumeurs et les mensonges sont autant lus que les faits gravés dans le marbre – et parfois même plus ». La conclusion fait écho à la vérification menée par le site Buzzfield sur mille publications de six grandes pages Facebook ultra-partisanes américaines : 38% des contenus étaient « partiellement faux ou trompeurs » sur les pages de droite, 19% sur celles de gauche.

Et rien n’indique qu’on en restera à ces proportions-là, dans les temps qui viennent…

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