Le monde comme il s’en va, 44,4,2

Un camouflet. Jusqu’au fiasco ?

Le gouvernement de Theresa May pensait pouvoir oeuvrer à son hard Brexit (sortie du Marché unique et fin de la libre circulation des personnes) à l’abri des regards, fort de la légitimité du référendum du 23 juin : mais la Haute Cour de Justice de Londres a, au contraire, jugé que ce référendum n’était que consultatif et que, dans la mesure où le Parlement a octroyé, par l’adhésion du Royaume-Uni à la Communauté Européenne en 1974, des droits aux citoyens, c’est le même Parlement qui doit approuver le fait que, par le Brexit, des droits (par exemple la libre circulation au sein de l’Union) seraient retirés à ces mêmes citoyens. Le gouvernement va en appel de ce jugement.

Pas de panique : même dans le cas où l’appel serait infructueux, les députés, quoique majoritairement contre le Brexit, approuveront probablement celui-ci, pour ne pas contrarier leurs électeurs, qui ont voté majoritairement pour (oui, c’est de la haute politique…). Tout au plus (mais dans les conditions actuelles, la nuance serait de taille…) ces députés pourraient-ils amender les projets du gouvernement, voire tout simplement les connaître, puisque celui-ci s’est refusé jusqu’ici à fournir la moindre précision sur sa stratégie dans les futures négociations.

Ainsi, non seulement nombre d’observateurs considèrent que le Brexit va affaiblir la Grande-Bretagne (ou l’affaiblit déjà, vu la chute de la livre sur les marchés) et les conservateurs britanniques ne sont pas sûrs du tout de ses bienfaits, mais la transparence n’est pas de sortie…

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