Le monde comme il s’en va, 44,6

Le Comité d’Ethique mis en place par la Commission Européenne, saisie par sa médiatrice irlandaise, n’a « pas constaté d’infraction » dans le recrutement de l’ex-Président Barroso par la banque Goldman Sachs. Selon ce Comité, Barroso a respecté la période de 18 mois de « refroidissement » entre son départ de la fonction et cet engagement controversé : il n’a donc pas violé le devoir d’intégrité et de réserve qui lui était imposé. Il n’y aurait donc rien à redire au cumul de sa confortable retraite et de sa future rémuneration, probablement pas mediocre ; et il est clair que Barroso sortira de sa réserve en même temps qu’il sortira le carnet d’adresse qu’il mettra à la disposition de son nouvel employeur, pour l’aider à gérer au mieux les conséquences du Brexit, et pour l’évaluation desquelles il a été expressément été engagé.

D’autre part, la Commission Européenne ne veut pas « émettre de jugement de valeur » sur la déclaration d’Oettinger, Commissaire à l’Economie et à la société numériques, devant un aréopage de chefs d’entreprises, comme quoi « L’Europe ne peut pas être bloquée par une micro-région (pas besoin de préciser…) dirigée par des communistes » : ce qui veut dire qu’elle ne réprouve pas le jugement de valeur émis par celui-là. Oettinger prétend, comme tous les politiques dans ces circonstances, que ses propos « ont été déformés » : pourtant, son opinion ne saurait tromper personne, tant elle est limpide dans sa nudité même…

L’Union Européenne comme elle s’en va…

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