Le monde comme il s’en va, 45

On commence à dresser le bilan des deux mandats du 44ème Président des Etats-Unis. La plupart des analystes et autres observateurs s’accorderont et iront dans le même sens : un bilan contrasté, en-deçà probablement des attentes suscitées, il est vrai presque insensées (témoin l’étrange Prix Nobel de la Paix de 2010, essentiellement basé sur une illusion lyrique et des déclarations d’intention jamais concrétisées).

On passera sur les échecs et les manques. Il restera une empreinte : un slogan de campagne qui fait référence (Yes we can), l’assurance-maladie pour tous, l’opération militaire réussie pour tracer et liquider Ben Laden, la volonté affirmée de gommer le côté va-t-en guerre de son prédécesseur et de sortir l’Amérique d’une forme d’isolement, un talent de tribun et des discours inspirés, un style inspiré et une classe de patricien, et surtout sans doute la possibilité pour un Noir d’accéder à la magistrature suprême – en attendant peut-être une femme, et si l’actuelle First Lady décide de se lancer, une femme et une Noire.

Bref, au bas mot, Obama.

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